Une intoxication alimentaire à (...)



Une intoxication alimentaire à surveiller : La listériose.

chaîne alimentaire

Elle se manifeste par une diarrhée brutale et importante de trois jours, avec fièvre, et elle atteint des sujets sains. D’autres formes plus graves menacent la femme enceinte en restant inapparentes ou en ressemblant à une grippe légère, l’enfant risquant d’être prématuré, mort-né ou atteint méningite.

Les personnes très âgées ou immunodéprimées peuvent présenter des septicémies, des méningites, et des maladies graves et parfois mortelles du système nerveux.Souvent non diagnostiquées, les listériose sont étiquetées grippes intestinales ou typhoïdes non confirmées.

Elle atteint aussi les mammifères, oiseaux, poissons, crustacés, et les animaux porteurs peuvent contaminer l’homme et d’autres animaux. Bien qu’étant encore assez rare, cette maladie est de plus en plus connue car elle a le plus souvent une origine alimentaire. De plus, sa fréquence augmente surtout dans les pays dits développés, car la grande distribution des produits agro-alimentaires nécessite une conservation réfrigérée dans laquelle il ne faut pas rompre la chaîne du froid.

La responsable de la Listériose est la bactérie nommée Listeria Monocytogenes, que l’on trouve dans le sol, l’eau non traitée, les végétaux, le lait, les aliments et dans le tube digestif de 10 % de personnes non malades (porteurs sains)
Elle peut se développer sur les surfaces des aliments et des emballages, résister à la congélation et à des salaisons assez fortes. Beaucoup plus grave, elle se multiplie au dessus de + 4°C. Comme les aliments contaminés sont vendus partout en France, en Europe et dans le monde, souvent consommés en cantines et lieux de forte demande alimentaire rapide, ces fameuses diarrhées sont appelées " toxi-infections alimentaires collectives "

Pour découvrir l’aliment responsable et stopper rapidement l’épidémie en le retirant du marché, la Listériose est à déclaration obligatoire en France (N° 12 des maladies à déclaration obligatoire). Quand un médecin déclare un cas à l’Institut de Veille Sanitaire, la bactérie trouvée est envoyée au Centre National de Référence qui la compare aux autres reçues depuis deux mois ou plus. S’il s’avère que plusieurs bactéries reçues récemment sont de la même souche, l’alerte est donnée et l’enquête commence avec l’aide des Directions Générales de la santé, de la consommation et de l’alimentation, de la concurrence et de la répression des fraudes.

Le traitement par antibiotiques est efficace mais sa durée dépend de la gravité de l’atteinte et de la fragilité du malade, plus d’un mois chez l’immunodéprimé.
Si nous sommes bien conscients qu’il faut une surveillance efficace de la chaîne alimentaire des grandes distributions, nous devons aussi avoir la lucidité de comprendre que la chaîne du froid se termine chez nous, dans notre réfrigérateur ou congélateur. Une panne du congélateur, un séjour trop long d’un aliment en dehors du froid, une recongélation…soyons prudents ! Ne consommons pas l’aliment douteux.
Listeria monocitogenes sera aussi bien, si ce n’est mieux, dans la poubelle que dans notre intestin !