Bonjour, voici une question à propos du travail intermittent (football) :
Je m’occupe à présent de la préparation d’adultes et je voulais savoir s’il existe beaucoup de différences au niveau de la récupération, de l’impact pour le match du dimanche...entre le trvail intermittent court (course avec ou sans ballon) et l’intermittent-force ?
2- De plus, quelle est la place de la musculation au sein de ces séquences d’entrainement : pour une équipe qui s’entraine 3x semaine, faut-il travailler en aérobie toutes les semaines ou peut-on se permettre de ne pas le faire pendant 2à3 semaines et pouvoir se consacrer à autre chose ?
Merci pour vos réponses...
Réponse
Il est vrai que la vitesse de récupération dépend du type d’entraînement programmé. Un travail de course type "interval training" aura un impact différent sur l’organisme, qu’un circuit training de musculation (encore appelé "intermittent force"). Pour l’un il s’agira essentiellement d’être vigilant à la resynthèse des réserves énergétiques en glycogène, pour l’autre il faudra être davantage attentif aux phénomènes de restructurations protéiques des micro lésions occasionnées. En bref, orienter l’entraînement vers un objectif prioritaire, ou un sous objectif de développement intermédiaire, de type "intermittent course" ou "intermittent force" nécessite une attention différenciée en terme de récupération. Pour ce qui est de récupérer en vue d’une compétition, cela dépend immanquablement du niveau d’expertise de vos athlètes. Si ils sont très forts en musculation, ils auront tôt fait de récupérer convenablement d’une séance en circuit training force. En revanche, si le niveau est insuffisant, les courbatures risques d’induire des perturbations excessives durant le match. De la même manière, une séance "interval training course" sera très facilement assimilée, digérée, par un organisme préparé à ce type d’effort. Mais à l’opposé, elle pourra induire une déstabilisation sérieuse de l’homéostasie et une fatigue préjudiciable, pour un sujet débutant. Il faut donc, me semble-t-il, raisonner en terme de degré d’expertise dans l’activité concerné, plutôt que de trop s’attarder sur la nature de tel ou tel exercice. Enfin, en ce qui concerne la séance dite de "rappel" aérobie, je propose toujours une fréquence temporelle adaptée aux fondations antérieures. En d’autres termes : si l’athlète a effectué un cycle hivernal "costaud" et complet en aérobie, une séance de maintien des facultés oxydatives tous les 12/15 jours suffit. Mais si la préparation préalable n’a pas été optimale, il convient de ramener ce délai à 8/10 jours (j’entend pour des sportifs s’entraînant 3 fois par semaine).
Je vous souhaite une bonne saison à vous et à votre équipe.
Jean-Marc.