je fait un tpe sur le dopage et nous chechons des infos sur la dectection de l’epo par le sang.Nous cherchon aussi une expérience a faire.
merci d’avance de votre réponse.
Julien,
On ne se contente pas de détecter l’EPO dans le sang, on effectue même son dosage.
En général, on commence par mesurer l’hématocrite ce qui met sur la voie, puisque l’EPO est utilisée pour augmenter l’hématocrite. Vous trouverez les détails sur l’EPO à l’encyclopédie colonne de gauche page d’accueil en faisant défiler jusqu’à “ dopage ” et également dans “ consulter les rubriques ” à la case “ aide aux étudiants ” et à la case “ dopage ” juste au dessous.
Le sang du sportif dopé contient l’EPO que son corps fabrique naturellement (EPO endogène) et l’EPO qu’il a reçue par dopage (EPO de synthèse)
L’EPO humaine de synthèse est appelée érythropoïétine humaine recombinante ou rHuEPO et on la fabrique par génie génétique depuis 1983, et elle est commercialisée depuis environ 1986 sous des noms de spécialités variés que votre pharmacien vous donnera ou que je peux aussi vous communiquer. Il est très difficile de différentier dans le sang celle de synthèse de l’endogène, car la différence ne porte que sur quelques oligosaccharides fixés en plus sur l’EPO endogène.
La rHuEPO est administrée en sous cutané et parfois intraveineux. Les doses dopantes sont distribuées sur plusieurs jours, semaines ou mois, par 2000 à 5000 unités, de trois à cinq fois les doses nécessaires pour les malades qui en auraient besoin (insuffisance rénale des dialysés, anémies des cancéreux, ou du sida etc…) La dose normale dans le sérum sanguin d’un adulte sain est de 10 à 20 milli unités internationales par millilitre (mUI/ml)
Comme l’EPO est vite dégradée dans le foie, sa demi-vie étant de 5 à 6 heures, on ne retrouve dans les urines que moins de 10 % de ce qui a été dans le sang.
Les dosages sont immunologiques ou physico-chimiques. Un test de dépistage proposé en 1996 se fait sur le sang en dosant non pas l’EPO, mais ses effets. Il s’agit de l’évaluation du rapport des récepteurs solubles de la transferrine sur la ferritine. Comme c’est un dosage indirect, il n’est pas autorisé, car la loi dit qu’il faut doser le produit ou ses dérivés.
Par électrophorèse on peut séparer l’EPO naturelle de l’injectée car les oligosaccharides créent des différences dans la migration entre les deux. On peut l’appliquer aux urines, mais il faut de grandes quantités d’urines.
C’est pourquoi l’Union Cycliste Internationale préfère simplifier tout ça par le contrôle de l’hématocrite. Si vous voulez des détails à ce sujet, vous reviendrez sur le site.
J’avoue que je ne vois pas comment faire une expérience sur ce sujet.
Il serait par exemple intéressant de mesurer l’hématocrite de sujets sportifs avant de partir en stage en moyenne montagne (à Font-Romeu) et ensuite à leur retour. En effet, l’hypoxie due à l’altitude stimule la production d’érythropoïétine et augmente naturellement cet hématocrite.
Essayez de voir combien ça coûte à un sportif de se doper 3 semaines à l’EPO en cherchant les prix (pharmacien) ou combien ça coûte au contrôle antidopage du tour de France !
Bon travail
Cyber@lbert
Compléments :
EPO alpha et bêta sont prescrites par sous cutanées ou intraveineuses 50 unités / kg et par jour pendant 12 jours puis 3 fois par semaine. Puis on passe à 20 unités / kg 3 fois par semaine. Demi-vie entre 6 et 12 heures
EPO retard 20 unités / kg 2 fois par mois. Demi-vie plus longue (4 jours)
EPO delta demi-vie entre 3 et 10 jours (génie génétique par cellules humaines)
EPO oméga idem
EPO en implants sous cutanés, patch, avec micro dispositifs en céramique poreuse.
Tous ces procédés sont interdits et ont un test de dépistage dans le sang et l’urine.