Question TPE dopage



Je suis en TS et mon groupe a choisi comme théme le dopage. Nous manquons cruellement d’informations sur l’effet des différents produits dopants au niveau moléculaire :
-Comment le produit dopant agit sur l’organisme et plus particuliérement sur la cellule ?
Il nous manque aussi des shemas illustrant les effets de ces produits sur l’ organisme. Si vous possédait des informations ou des liens vers d’autres sites intéressants ,nous vous remercierons de nous en faire part.
David


REPONSE

David,
Il y a autant de modes d’action que de familles de produits dopants. Je vous conseille de choisir une substance dopante et pas toutes, car votre travail serait colossal.
En effet il faudrait que vous teniez compte des effets cellulaires des anabolisants protéiques (testostérone, nandrolone), des hormones de croissance (HGH, IGF1), des tranquillisants (sédatifs, bêtabloquants), des stimulants (amphétamines, éphédrine, cocaïne, caféine, bétastimulants), des corticoïdes (cortisone), de l’EPO, des diurétiques et des produits masquants, et des méthodes génétiques récentes.
Comment voulez-vous que l’on puisse, dans un seul travail, développer toutes leurs actions cellulaires qui demanderaient un ouvrage entier.
Je vous conseille par conséquent de faire un choix. Je pense à un plan du type :
Le dopage
Les différents moyens de dopage utilisés
Le cas particulier des hormones
Les hormones anabolisantes
Les corticostéroïdes
L’hormone de croissance
L’EPO
Etude d’un cas particulier : le dopage par l’hormone de croissance
Physiologie de l’hormone de croissance
Effets généraux sur l’organisme sportif et plus particulièrement sur le muscle.
Mode d’action cellulaire
Danger du dopage
Danger en général
Danger lié aux hormones
Danger particulier lié à l’hormone de croissance. Acromégalie
Vous trouverez les schémas d’action de ces produits dans tous les livres de physiologie et de biochimie métabolique que les étudiants de première et deuxième année de médecine et de pharmacie utilisent.
Je reste à votre disposition pour les détails.
Pour vous aider un peu plus :
Toutes les hormones passent par l’espace extra cellulaire et jouent le rôle de signal ou de premier messager. Elles parviennent jusqu’aux cellules cibles dont l’extérieur de la membrane possède des récepteurs hormonaux spécifiques à chaque hormone. Ces récepteurs fixent très spécifiquement l’hormone ce qui crée une liaison hormone / récepteur. Il y a ainsi libération d’un second messager à l’intérieur de la cellule, par exemple l’AMP cyclique. Les récepteurs sont accompagnés dans la membrane de protéines régulatrices des nucléotides liées à la guanidine. Ces protéines sont stimulantes (Gs) ou inhibantes (Gi) de la production d’AMPc. Ce dernier active les protéines kinases responsables de la phosphorylation des protéines. Les hormones vont ainsi modifier le métabolisme et le rythme des réactions cellulaires, accélérant ou ralentissant des réactions chimiques par action sur les enzymes. L’hormone peut donc se combiner avec l’enzyme pour modifier sa forme et son activité.
L’hormone de croissance par exemple favorise la division et la prolifération cellulaire. Le sportif l’utilise pour ses effets sur la synthèse des protéines.
Elle est libérée par l’hypophyse antérieure et contrôlée par un facteur hypothalamo hypophysaire nommé GH-RH. Mais sa production est également sous le contrôle de la dopamine, la sérotonine et les catécholamines. C’est probablement sous l’effet des variations de ces facteurs induits par l’exercice physique, que les concentrations de l’hormone de croissance augmentent naturellement chez le sportif. Une charge de travail très importante est indispensable pour initier cette augmentation (haltérophiles)
Les fibres musculaires lentes de type I augmentent de surface de section, le type II rapide est moins influencé. On constate une hypertrophie avec augmentation du matériel nucléaire et plus particulièrement de l’acide désoxyribonucléique avec gros noyau. Le rôle hypertrophiant de l’hormone s’exercerait par le biais des somatomédines. Le traitement par l’hormone de croissance augmente les concentrations cellulaires musculaires des ARN messager codant pour les somatomédines RNAm (IGF I et IGF II), mais ces deux IGF sont également augmentés dans les muscles d’animaux dont on a détruit l’hypophyse et qui sont soumis à un travail musculaire intense. Par conséquent l’hormone de croissance et les somatomédines augmentent le contenu protéique du muscle. Mais, hélas, la preuve n’est pas faite que cette action porte strictement sur les protéines contractiles.
En attendant d’autres précisions. Amicalement Cyber@lbert

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