Quels sports peut-on pratiquer lorsqu’on est spasmophile ?
Quelles sont les précautions à prendre ?
Y-a-t-il des contre indications ?


REPONSE

Catherine,
La spasmophilie est un état pénible, et c’est par facilité que je le classe dans les maladies.
Il faut d’abord savoir si vous suivez un traitement, prenez vous du calcium, du magnésium et un traitement à visée psychologique ? Est ce que votre médecin a donné son avis pour vous laisser avoir une activité sportive ? En effet, chaque spasmophile est un cas particulier et chacun réagit à sa façon, d’où les difficultés à vous répondre.
D’abord, en général, le spasmophile fait des crises de tétanie sans le prévoir à l’avance, il y a rarement des signes précurseurs. Donc il est exclu de pratiquer des sports à risque seul ou en groupe, bien que la crise en elle même ne soit pas grave et étant toujours réversible au bout d’un certain temps, elle impressionne les non initiés et peut émouvoir ceux qui n’en ont pas l’habitude. Pas de natation seul en mer, pas d’alpinisme, pas de sports à forte émotivité comme les sports mécaniques de vitesse.
Le spasmophile a un trouble de la répartition du calcium ionisé, momentané et réversible, ce qui provoque la contraction douloureuse de certains muscles et notamment des muscles respiratoires (cage thoracique bloquée) et une hyperventilation s’en suit. Le fait de respirer profondément et de façon ample, déclenche un départ trop important de gaz carbonique du sang et le sang n’est pas assez acide (on parle d’alcalose gazeuse) C’est cette baisse provisoire de l’acidité (augmentation du pH) qui perturbe le taux du calcium ionisé ce qui provoque le spasme musculaire, le muscle reste contracté et douloureux.
Par conséquent tous les sports qui provoquent une forte ventilation thoracique peuvent déclencher les crises de spasmophilie. Il faut en tenir compte et choisir des activités sportives calmes, du type marche, vélo de randonnée sans effort excessif, équitation, natation en piscine et lentement, gymnastique douce, mais sans se sentir non plus comme un handicapé. Si vous supportez l’effort, continuez et ayez confiance en vous. La spasmophilie est un inconvénient qui se soigne bien et la confiance en soi est déjà un traitement.
Une aide psychologique est souvent efficace voyez la relaxation et notamment le training autogène de Schultz et ses multiples variantes.
Confiance.
AC

Question du samedi 28 juin 2014



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