Bravo pour ce site instructif.
Aprés les temps qui courent , peut-on être sportif professionnel sans se doper et réussir dans le métier sans jamais tomber dans le "milieu" ?
Je suis sûr à 99% que le dopage existe chez les cyclistes qui font des courses au niveau régional. Ce n’est fort heureusement pas une généralité mais cela reste un fléau.
Jeune,j’étais à deux doigts de m’insrire dans un club cycliste mais après m’être renseigné sur "comment ca se passait" des anciens licenciés m’ont dit que des jeunes n’hésitaient pas à se doper pour se faire reperer des professionnels.
De là nacquit mon dégout pour le sport pro et mon désaroi pour le cyclisme,conforté par la suite par des morts suspectes...
Professionalisme et dopage riment-ils ensembles ?
Retraite sportive et mauvaise santé aussi ?
Cependant un dopé ne l’est jamais écrit nour sur blanc (cf l’affaire Cofidis avec David Millar)
Julien,
Votre courrier est plus un témoignage qu’une question.
Je pense comme vous qu’il n’est pas possible en cyclisme d’accomplir de tels exploits sans casser la mécanique musculaire. Il faut apporter des calories par l’alimentation, mais aussi du glucose par perfusion ou intraveineuses, le soir, il faut recevoir des produits défatigants et euphorisants, il faut trouver un maximum de globules rouges et d’oxygène.
Les morts ne sont suspectes que pour ceux qui ne sont pas bien informés.
Le cardiologue qui rend son ECG d’effort devrait obligatoirement en donner un double à la Fédération sous scellé en cas de pépin. Ce ne serait pas dévoiler le secret médical, ce serait garder une preuve devant la justice, et ceci dans tous les sports.
Obliger tous les sportifs à subir une épreuve d’effort par an avec double obligatoire et scellé.
A ce moment-là le médecin de l’athlète est responsabilisé. Car le cardiologue ne peut donner le résultat qu’à celui qui fait l’effort et à son médecin. Ce n’est à lui d’interdire le sport.
Imaginons le cas de Foë, le jeune footballeur.
Pourquoi faire des tas d’émissions télévisées sans donner de preuves ?
On demande simplement à la famille l’autorisation de ressortir du dossier médical l’ECG de la dernière épreuve d’effort, celle qui a précédé sa mort.
Un spécialiste agréé l’examine.
Ou un groupe de spécialistes.
Il donne son interprétation.
Pas besoin d’interroger les autres médecins.
C’est tout. Et si sur ce tracé de la derniere épreuve d’effort il y a des signes de danger cardiaque, alors on interpelle la justice si la famille le désire.
Je ne présume pas des responsabilités. Il est possible qu’averti des dangers, le sportif décide de continuer, mais alors il faut que le médecin du club sorte un document écrit et signé du sportif disant qu’il ne désire pas se conformer aux conseils médicaux et qu’il veut que le médecin ne dévoile pas le secret médical.
Pour l’EPO j’ai le plaisir de vous annoncer que les sportifs étaient déjà en mesure de faire du dopage génétique en injectant dans leurs muscles les gênes de cette hormone. Plus besoin d’en injecter dans le sang puisque vos muscles en fabriquent !
Mais j’ai aussi la joie de vous annoncer que la parade a été trouvée. Voir ci-dessous.
Les sportifs dopés mettent en jeu leur santé et comme vous le dites, même des amateurs pour se faire remarquer.
Ils risquent beaucoup, maintenant et demain ; Peu d’entre eux auront une bonne retraite.
Voici l’extrait de l’article médical (site médical egora)
« Les résultats de l´étude réalisée par l´Unité Inserm dirigée par Philippe Moulier (Nantes), associée au Laboratoire national de détection du dopage (LNDD, Châtenay-Malabry) montrent que l´EPO synthétisée après introduction du gène dans le muscle, n´est pas identique à celle produite naturellement par les reins.
Cette méthode est actuellement utilisée par les différents laboratoires internationaux de contrôle antidopage pour détecter le recours aux injections d´EPO recombinante par les sportifs.
Il semble que cette même méthode pourrait permettre également de détecter le recours au transfert de gène. »
Merci de ce courrier.
AC