Quand le psychisme guérit les verrues



Quand le psychisme guérit les verrues

Authentique !

La guérison « miraculeuse » des verrues !
Je constate que la lecture du précédent article concernant ma guérison « miraculeuse » de la grippe a eu beaucoup de succès. Cette vérité incontournable de la supériorité de l’esprit sur le corps, du moins dans certains cas et chez certains individus, m’incite à vous raconter une autre histoire tout aussi véridique mais qui est arrivée à l’un de mes amis.
Nous étions quatre copains de fac de médecine inséparables pendant toutes nos études car l’orthographe de nos noms nous imposait une proximité à l’appel de tous les examens et nous mettait toujours ensemble dans les groupes de Travaux Pratiques.
Callis, Cathala, Cavaillé, Chavanette….les trois mousquetaires plus D’Artagnan !
Je restai à la Fac comme enseignant, Chavanette François fit l’internat et la spécialité de rhumatologie qu’il exerça à Perpignan, Cathala et Cavaillé choisirent de s’installer comme généralistes.
C’est de Cathala dont je dois vous parler. Curieusement il était le seul non Catalan du groupe, les trois autres venaient du Lycée Arago de Perpignan. Le vieux Bahut qui n’existe plus.
Nous nous perdîmes de vue à la fin des études, le destin le veut ainsi.
Bien des années plus tard je retrouvai mon ami Cathala par hasard car il était venu en consultation d’ophtalmo à Montpellier pour un problème personnel. Dans la joie des retrouvailles nous échangeâmes quelques confidences.
Soudain il me dit : « Tu sais, si j’avais à recommencer, je serais guérisseur »
Et devant mon étonnement il m’expliqua que la plupart du temps c’est le psychisme qui gère la maladie. Et il me cita l’exemple suivant :
« Une grand-mère vient me consulter avec son petit fils. Je trouve cela étrange et je me méfie. En effet l’astuce dans le village était de venir à deux et de se débrouiller ainsi pour ne payer qu’une consultation. Je suis donc sur mes gardes. La grand-mère me fait part de ses ennuis, je fais un diagnostic, je rédige ma prescription, et elle règle la consultation normalement.
Elle prend la main du « petit » et se dirige vers la porte de sortie. Mais arrivée là, elle se retourne soudain et me dit « Ah, docteur, j’avais oublié, regardez la main du petit, il est plein de verrues, qu’est ce qu’il faut faire ? »
Je comprends alors que je suis pris au piège que j’avais prévu. Elle avait bien monté son coup !
Je ne pouvais plus y échapper ! Mais j’ai été plus malin qu’elle. Je regarde la main du petit, je vois effectivement les nombreuses verrues, et je dis au gamin :
« Ecoute-moi bien petit ! Chaque fois que tu y penses, plusieurs fois par jour, tu vas secouer très fortement ta main en disant « verrue va t en » plusieurs fois. Au moins trois fois. Comme si tu voulais les faire tomber par terre »
J’ouvre la porte et je les pousse dehors. Gagné !
Quinze jours plus tard, madame Cathala achetait son pain à la boulangerie du village (près de Béziers)
Une vielle dame s’approche d’elle discrètement et lui glisse à l’oreille : « Madame Cathala, quand vous verrez le docteur vous lui direz merci de ma part. Au bout de deux semaines mon petit fils n’avait plus aucune verrue. »
Voilà mes amis, j’affirme une fois de plus que celui qui est persuadé de guérir dans sa tête a plus de chances de réussir que les autres. L’ampoule ne s’allume que s’il y a du courant électrique. Certains ont du courant et d’autres n’en ont pas. Quand on soigne le corps il faut aussi et surtout travailler la pensée.
Nous vivons une époque où le contact avec le médecin se réduit de plus en plus car il est obligé de confier l’être humain qui le consulte (nommé justement le patient) à un ensemble de machines. Les malades deviennent alors des images, des « compte rendus » et des chiffres.
Ce serait bien de revenir un peu vers l’humain en entendant un médecin vous dire « Oubliez ces images, ces radios, ces résultats d’analyse, ils sont pour moi. Maintenant je vais vous expliquer ce que vous avez et surtout je vais vous apprendre comment guérir »
Albert Callis