Psychologie


Bonjour
Cela fait 40 ans que je fais du sport. Mon activité a progressivement augmenté au fil du temps.J’ai besoin de ma dose. Je comptabilise + de 15 heures de sport intensif dans la semaine en plus de mon travail et d’ études supérieures reprises depuis 2 ans. Je suis hyper active et je pense avoir développé une compulsion à l’effort physique et intellectuelle, difficile de m’arrêter. Le surentraînement, je connais bien et ce n’est que lorsque je suis confrontée aux conséquences désagréables de celui ci (état de fatigue, déprime et infections orl, gingivite..) que je décide de m’arrêter mais en ayant toujours en tête de remettre les baskets aux pieds au plus vite. Je connais aussi très bien l’effet rebond, le réservoir énergétique se remplit progressivement, et super l’envie de pratiquer de nouveau m’invite à reprendre le rythme alors j’y vais en oubliant overreaching derrière moi. Le sport c’est ma vie, mon identité comment faire sans ça ? A mon âge je me pose forcément toutes ces questions qui sont liée à ma pratique et c’est aussi pour cette raison que j’ai décidé de consulter une psychologue du sport depuis peu. Je fais les frais du surentraînement, oui et comment ! à chaque fois je tombe dans le piège des limites quand elles sont bien sûr largement dépassées. Les endorphines masquent elles l’état de fatigue ? Comment être alertée par les premiers signes avant coureur ? Serait il plus judicieux que je suive un programme d’entraînement établit par un professionnel, défini à la baisse en intégrant des séances de récup en fonction de l’activité et de l’intensité des séances pratiquées ? Peut être avez vous une petite idée qui pourrait m’éclairer. (parce que tous comptes faits, et pour tout vous avouer, j’ai bien envie de ne prendre que le meilleur du sport)
Merci
Nadine


REPONSE

Nadine, Quelle confession ! Oui, c’est ainsi que le sport s’empare de nous et nous rend esclaves. Mais c’est bien ainsi, surtout quand on en analyse comme vous les conséquences physiques et surtout psychiques. Vous vous connaissez mieux que votre psy, et vous le savez bien.
Une des choses qui pourrait vous aider serait éventuellement de vous impliquer dans l’éducation sportive des plus jeunes que vous pour faire passer le message qui permettrait d’éviter que d’autres ne subissent les mêmes avatars. La formation des autres en intégrant un club est une façon élégante de "passer la main" Progressivement bien entendu.
Ce que je peux quand même vous dire c’est qu’un jour vos genoux et votre dos auront des arguments plus percutants que les miens !

Question du samedi 28 juin 2014