Psychologie


cher professeur,il y a quelques temps j’ai souffert de troubles alimentaires rentrés dans l’ordre depuis mais j’ai parfois tendance à ne pas avoir de vision objective sur le sport, qui pourtant me fait le plus grand bien sur le plan psychologique.J’adore courir mais ne parviens pas à "tenir" très longtemps et il est plus pratique pour moi de courir autour de chez moi, donc sur du dur,apparemment plutôt néfaste...J’aime aussi(mais moins !) nager et faire du vélo,ainsi que la marche.Que me conseillez vous ?la durée des séances doit être de combien ?puis je faire de la gym en complément ?je vous remercie d’avance de votre aide.


REPONSE

Valérie,
Il est certain que vous avez des difficultés à vous adapter à la pratique du sport. Vous décrivez bien ce désir de bien faire qui est contrarié par un problème plus psychologique que physique. Il y a un conflit entre les muscles (le corps) et le cerveau (l’esprit) Ceci n’est pas grave, il suffit de patienter et d’être progressif, sans dramatiser, gagner un peu chaque jour pour réussir à satisfaire le corps sans traumatiser le psychisme. Si vous pouvez courir autour de chez vous, même sur terrain dur, eh bien continuez ! Si la marche vous plait et est possible, marchez, mais ne calculez pas sans arrêt les kilomètres et le temps passé. Ce sera bien comme vous l’aurez fait, en essayant mieux la prochaine fois. L’effort physique qui est transformé en contrainte n’est pas positif. Les séances seraient bien si elles duraient une heure, mais c’est comme vous le sentirez, et si vous avez envie de faire plus ou de faire moins, ne vous en rendez pas malade. La gymnastique, la danse, le vélo, tout est bon si vous n’avez pas de contre indication médicale. Ce qui peut vous aider c’est de faire vos joggings avec une autre personne, ou un groupe, car on s’entraîne les uns-les autres et on prend du plaisir ensemble. C’est en cela que je pense que la gymnastique de groupe vous ferait le plus grand bien.

Question du samedi 28 juin 2014