Pour les étudiants en sport-études



Comprendre le sport avec Eureka Sport
Dans la même rubrique


Avez-vous trouvé cela utile ?

Pas de notes pour le moment

Pour les étudiants en sport-études

Réservé aux étudiants en Sport-Etudes
TESTEZ VOS CONNAISSANCES

1
La fatigue est un excellent moyen de protection du muscle vrai faux

A répondu vrai : bravo, vous avez raison
Les terminaisons des nerfs sensitifs qui sont près des fibres, reçoivent des messages chimiques et mécaniques leur signalant que quelque chose ne va pas.
Trop de chaleur, déshydratation, trop d’acidité, présence de produits chimiques toxiques ou non, confirmant que le taux d’ATP est devenu insuffisant
Certains produits, provenant des fibres, avertissent directement le cerveau sans passer par les nerfs, car ils sont sortis du muscle et sont véhiculés dans tout le corps par le sangCela entraîne la sensation de fatigue.
Si la contraction continue, quelque chose de grave se produira : déchirure, rupture, œdème, tendinite.

A répondu faux : vous vous trompez
Si le sportif fatigué poursuit son effort, il n’obéit pas à son propre corps qui lui signale que quelque chose ne va plus.
La fatigue est le meilleur signe de mauvaises conditions musculaires : le muscle va se déchirer, se rompre, ou tout simplement de graves perturbations des fibres vont se créer et il faudra plusieurs jours pour les réparer.
Quand le glucose vient à manquer, l’ATP se recomposera en se servant des protéines musculaires. Le muscle, pour continuer l’effort, se consomme lui-même.
Le seul traitement de la fatigue est la diminution ou l’arrêt de l’effort et le repos.

2
L’acide lactique est impliqué dans l’apparition de la fatigue vrai faux

A répondu vrai : bravo, vous avez raison
C’est vrai, l’acide lactique se décompose en lactates et H+.
C’est le proton H+ qui intoxique les fibres, gène le calcium, perturbe les propriétés de la membrane des fibres, et bloque la consommation du glucose, donc la production d’ATP.
L’acidité H+ passe aussi dans le sang et informe les centres nerveux du cerveau qu’il faut arrêter d’urgence l’effort.

A répondu faux : vous vous trompez
L’acide lactique agit par le proton H+ qui est sa partie acide.
Toute acidité provoque la fatigue et met en jeu des systèmes de lutte antiacide dans les fibres et dans le sang.
Aucune réaction chimique ne peut s’effectuer correctement si l’acidité est trop forte. Or, tout ce qui se déroule dans notre corps, au repos et surtout à l’effort, est soumis à des réactions chimiques très sensibles aux enzymes qui sont inhibées par l’excès d’acidité.

3
Notre alimentation devrait apporter 2500 kcal par jour pour un sujet qui fait peu d’exercices physiques, dans les 5000 kcal pour un sportif d’endurance, mais certains arrivent à environ 10.000 kcal / jour (1kcalorie = 4,18 kjoules) vrai faux

A répondu vrai : bravo, vous avez raison
On ne devrait plus parler de calories mais de Joules en divisant les calories par 4,18.
Mais ces chiffres sont réels. Sachez que les bûcherons dépensent facilement 5000 kcal/j et que le ski de fond dépense 24 kcal/minute.

A répondu faux : vous vous trompez
Il faut un minimum de 1600 kcal/jour pour vivre.
Les dépenses énergétiques vont de 5 kcal/minute pour une marche à 5 km/heure à 24 kcal/minute pour une course dépassant les 18 km/heure.
C’est pourquoi les coureurs cyclistes du tour de France ont besoin de quantités colossales d’énergie.

4
Une alimentation équilibrée du sujet normal adulte jeune, doit apporter 50 % de glucides (sucres), 10 à 15 % de protides (viandes), et 30 à 35 % de lipides (graisses) vrai faux

A répondu vrai : bravo, vous avez raison
Ce sont les apports conseillés aux adultes jeunes. Mais cela varie avec l’âge et l’activité sportive qui demande d’absorber beaucoup de glucides pour l’énergie musculaire.

A répondu faux : vous vous trompez
C’est bien ce qui est recommandé pour les adultes jeunes.
Mais il y a effectivement à tenir compte des adolescents en croissance, des personnes âgées, des femmes enceintes et des sportifs qui sont des cas particuliers, montrant combien chacun est différent des autres.
Les sportifs ont besoin de plus de glucides.

5
La teneur en graisse d’un homme ou d’une femme, (moyens adultes et minces) est de 15 % environ. vrai faux

A répondu vrai : vous vous trompez
C’est vrai pour l’homme mais faux pour la femme dont la teneur normale en matière grasse est de l’ordre de 25 %.

A répondu faux : bravo, vous avez raison
Ces valeurs ne correspondent pas à la teneur en graisse de la femme dont la morphologie est différente.
Pour nos belles compagnes, même minces, la teneur en graisse est de 25 % environ.

6
Quand on court au dessus de 20 km/h (plus de 80 % de la consommation maximale d’oxygène), les lipides (graisses) n’ont plus aucun intérêt dans l’apport d’énergie au muscle . vrai faux

A répondu vrai : bravo, vous avez raison
Bien sûr, ce sont les sucres qui servent alors de carburant dans les fibres rapides.
Les graisses sont brûlées pour les efforts d’endurance.

A répondu faux : vous vous trompez
Les graisses ne servent que pour les efforts en métabolisme aérobie, dans les fibres rouges et lentes.
Ici ( 1000 m en 3 mn ) ce sont les sucres qui servent de carburant dans les fibres blanches.
Bien entendu, cette course ne durera pas longtemps et les concentrations musculaire et sanguine d’acide lactique vont augmenter.

7
Au début d’une course prévue pour durer 4 heures, l’énergie est fournie à 50 % par les graisses et à 50 % par le glycogène musculaire. A la fin de la course, les lipides sont environ 8 fois plus utilisés. vrai faux

A répondu vrai : bravo, vous avez raison
Au début les glucides et les lipides sont présents dans le muscle, mais en fin de course le glycogène musculaire est pratiquement épuisé et il reste encore des réserves considérables de graisses utilisables.
C’est à ce moment-là que le glucose du sang (provenant du glycogène du foie) intervient, avec un complément d’énergie fourni par certains acides aminés.
Ces derniers libèrent leur azote sous forme d’ammonium qui sera retrouvé en grande partie transformé en urée par le foie.
L’urée et l’ammonium sont éliminés dans l’urine, après la réhydratation, quand le sportif aura terminé la compétition.

A répondu faux : vous vous trompez
Au repos les muscles consomment uniquement un minimum dont l’énergie vient surtout des lipides.
Le début de course voit la participation des glucides augmenter, surtout le glucose provenant du glycogène musculaire.
A la fin, le glycogène musculaire est pratiquement épuisé, les graisses deviennent alors le carburant privilégié, aidées par le glucose du sang et quelques acides aminés énergétiquement utilisables.

8
On conseille quelquefois aux sportifs de s’entraîner beaucoup en début de semaine et de diminuer l’intensité d’entraînement 3 ou 4 jours avant la compétition, en augmentant en même temps leur consommation de glucides. vrai faux

A répondu vrai : bravo, vous avez raison
Ce type de régime, qui est une variante “ adoucie ” du régime dit “ dissocié ” ou “ scandinave ”, est utilisé pour le ski de fond, le marathon, et en général pour les épreuves intenses et prolongées.
Le vrai régime comporterait une première partie de la semaine avec beaucoup d’efforts d’entraînement sans apport de glucides alimentaires.
Pratiqué uniquement de temps en temps, le vrai régime scandinave “ secoue ” l’organisme qui n’est pas fait pour supporter des périodes d’efforts sans apport de glucides et des périodes d’apport de glucides sans effort musculaire.

A répondu faux : vous vous trompez
Sans appliquer à la lettre le régime dissocié scandinave qui augmente les réserves en glycogène d’environ 20 %, on peut enrichir ses muscles en glycogène quelques jours avant une compétition, en réduisant l’entraînement, pour que les réserves soient le plus élevées possible.
Mais le vrai régime consisterait à ne pas prendre de glucides pendant l’entraînement important du débutd’où des risques d’accident musculaires.

9
Les boissons prises pendant un exercice doivent apporter de l’eau, avec la plus forte concentration possible en glucides (sucres) vrai faux

A répondu vrai : vous vous trompez
Si vous buvez un liquide trop concentré, il reste dans l’estomac plus longtemps.
Plus grave encore, comme dans le corps humain l’eau va du moins concentré vers le plus concentré, vous risquez de voir de l’eau quitter le sang pour aller dans la cavité de l’estomac, pour diluer le liquide bu !
Attention, il s’agit de concentration en particules appelées osmoles, c’est à dire actives sur les transferts d’eau.

A répondu faux : bravo, vous avez raison
En règle générale la boisson doit être moins concentrée en osmoles que le plasma du sang, on dit “ hypotonique ”, sinon de l’eau quitte le sang pour aller dans l’estomac et l’absorption de l’eau bue est forcément retardée.
On peut conseiller de boire 200 ml toutes les 15 minutes d’une boisson contenant entre 30 et 80 gr de glucides, et du sel, sans que l’osmolalité ne dépasse si possible 300 milliosmoles par litre.
La plupart des boissons de l’effort tiennent compte de cela.
180 milligrammes de glucose ou de sucre de cuisine = 29 milligramme de sel de cuisine = 1 milliosmole.

10
Pour varier l’apport en protéines, on peut manger 4 œufs à la place de 100 gr de viande. vrai faux

A répondu vrai : vous vous trompez
1 œuf est équivalent à 50 gr de viande. Par conséquent il suffit de 2 œufs pour remplacer les protéines de 100 gr de viande ou de 100 gr de poisson.
Mais il y a viande et viandeselon que l’on mange du bœuf, du veau, du gibier, de la volaille, les graisses, les éléments minéraux, les glucides et les vitamines peuvent être différentes de l’œuf.

A répondu faux : bravo, vous avez raison
Si on s’en tient aux protéines il suffit de 2 œufs. Mais on peut aussi retrouver ces protéines dans 100 gr de camembert, de jambon ou de poisson.