bonjour, notre tpe avance...mais nous aurions besoin de savoir les effets produits par une pratique sportive chez une personne obèse (les bienfaits, les méfaits) merci !
Juliette,
http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/nutri2000/nutri043.htm Service de Physiologie Clinique, Unité Métabolique (CERAMM), Hôpital Lapeyronie, 34295 Montpellier cedex 5
j-mercier@chu-montpellier.fr
Les patients obèses et/ou diabétiques de type 2 présentent des anomalies musculaires qui portent sur le métabolisme glucidique (insulinorésistance notamment), le métabolisme lipidique, la typologie musculaire et la microcirculation. Ces anomalies sont précoces et aggravées par la sédentarité alors que l’exercice musculaire a un effet bénéfique. En effet, l’activité physique augmente dans le muscle la capacité oxydative, l’oxydation des acides gras, le pourcentage des fibres de type I ainsi que la microcirculation et elle prévient le déclin de l’oxydation diéto-induite. De plus, la pratique régulière d’une activité physique réduit très significativement le risque relatif de survenue de diabète de type 2 (Helmrich et coll. 1991, Diabetes Prevention Program Research Group 2002).
Toutefois, si la prescription de l’activité physique en termes de fréquence (3 fois/semaine) et de durée (30 mn par séance) fait l’objet d’un consensus (Alfediam 1999, American Diabetes Association 1998), l’intensité à laquelle elle doit être réalisée est beaucoup plus controversée. En fait, la prescription de l’intensité optimale de ré-entraînement devrait prendre en compte les troubles de l’utilisation des substrats énergétiques (glucides et lipides) qui résultent des anomalies métaboliques musculaires présentent chez ces patients.
Dans ce sens nous avons développé une méthode d’exploration à l’effort basée sur la théorie du croisement des substrats (Brooks et Mercier 1994). Le principe consiste à faire réaliser au patient cinq niveaux d’effort de six minutes à 20%, 30%, 40%, 50% et 60% de leur puissance maximale théorique et à déterminer pour chaque niveau les débits d’oxydation des glucides et des lipides en appliquant les équations classiques de calorimétrie (Péronnet et Massicotte 1991). Il est alors possible de déterminer le point de croisement (PC) des débits d’oxydation des glucides et des lipides c’est dire l’intensité d’effort à partir de laquelle l’énergie provient majoritairement des glucides et l’intensité qui correspond au débit maximal d’oxydation lipidique (Lipoxmax).
Par cette méthode d’exploration, nous avons pu montrer dans un premier temps que des patients obèses et des diabétiques présentaient un PC et un Lipoxmax abaissés par rapport à des sujets témoins (Pérez-Martin et coll. 2001). Ensuite, nous avons recherché si le ré-entraînement à l’effort dont l’intensité était prescrite pour les obèses au niveau du Lipoxmax et pour les diabétiques au niveau du PC était efficace pour modifier la composition corporelle et améliorer l’utilisation des substrats énergétiques au cours de l’exercice. Nos résultats ont montré que pour les deux types de patients une telle intensité d’entraînement pratiquée deux fois par semaine à raison de 30 mn par séance réduisait significativement la masse grasse et augmentait le PC et le Lipoxmax.
Ainsi, l’individualisation de la prescription de l’activité physique chez l’obèse et le diabétique de type 2 peut se faire à partir d’une exploration à l’effort permettant la détermination des débits d’oxydation des glucides et des lipides. Cette méthode d’individualisation qui a un effet bénéfique sur la composition corporelle et l’utilisation des substrats énergétiques permet d’optimiser l’efficacité du ré-entraînement
Voilà un article qui vous aidera. J’ajoute :
L’exercice physique développe la respiration, fait travailler le cœur, consomme des graisses et fabrique du muscle.
Quand les muscles se contractent lors d’une activité physique, ils ont besoin d’énergie qu’ils tirent des réserves disponibles. Ces réserves voient alors leur stock diminuer. Il y a des réserves de sucres et des réserves de graisses.
Exercices violents et de courte durée.
Ils consomment de grandes quantités de glucose. Ce sont donc les réserves de sucres qui vont diminuer. Ce type d’exercice n’est donc pas à conseiller pour perdre des réserves de graisse.
Exercices de longue durée et d’intensité modérée.
Plus l’activité physique est longue et de façon modérée, et plus les glucides s’épuisent. Les muscles se mettent alors à prendre l’énergie nécessaire à leur contraction dans les réserves de graisses.
Ces exercices sont à conseiller pour lutter contre le surpoids et l’obésité. a règle générale recommande de ne se lancer dans une activité que physique que 3 heures après le dernier repas pour éviter les hypoglycémies. Certains chercheurs ont démontré que c’est à jeun que le muscle utilise de façon préférentielle les acides gras. Il serait alors préférable pour ceux qui souffrent d’obésité ou de surpoids, de commencer leur effort physique modéré le plus loin possible du dernier repas, au minimum 6 heures.
Il existe de nombreux exercices physiques que l’on peut conseiller. Les plus faciles à pratiquer sont le jogging, le vélo et la natation. Quel que soit le sport ou l’activité physique, il faudra respecter une limite à ne pas dépasser dans son intensité.
La meilleure fréquence cardiaque d’effort pour brûler les graisses lors d’un effort physique est obtenue à 50 % de la fréquence maximale.
On conseille de faire durer l’exercice de préférence une heure et plus si possible. Après quelques mois d’entraînement on cherchera à atteindre une heure trente.
Mais il faut se souvenir que les bienfaits ne commencent qu’à partir d’un minimum de 30 minutes.
Tous les efforts pour mobiliser les muscles seront les bienvenus. C’est pourquoi on conseille de façon classique d’aller au travail en vélo ou à pieds, si on prend les transports en commun de descendre et de monter une station avant ou après celle qui serait la plus proche, de prendre les escaliers au lieu de l’ascenseur, de jardiner, de rester le plus possible debout quand on est chez soi au lieu de rester assis dans un fauteuil.
Une demi-heure de ces activités correspond à une dépense de :
Valeurs approximatives pour 30 minutes
activité physique légère = 135 kcal
cyclisme à 9 km / h = 135 kcal
cyclisme à 15 km / h = 210 kcal
natation brasse ou dos = 330 kcal
course à 9 km / h = 300 kcal
course à 12 km / h = 340 kcal
montée d’escaliers = 300 kcal (homme 75 kg)
Les sucres (glucides) sont consommés préférentiellement pendant laremière demi-heure. Plus l’effort dure et plus les graisses seront utilisées.
Encore autre chose
Bénéfices de l’activité physique au cours de l’adolescence : la preuve par neuf
Date de création : 08 août 2005
Le rôle de l’activité physique dans la prévention de l’obésité pendant l’adolescence n’est pas clairement établi. La sédentarité est à l’évidence préjudiciable, si l’on en juge par les ravages de celle-ci au sein des jeunes Américains qui l’associent, il est vrai, à d’écarts de régime tout aussi préjudiciables. Cela ne prouve pas, stricto sensu, que l’activité physique prévient l’obésité chez les adolescents. Il fallait une étude longitudinale pour le démontrer formellement.
Cette étude a inclus au total 2287 filles (dont 1152 noires). Le suivi longitudinal d’une durée de 10 ans a été assuré entre les âges de 9-10 et 18-19 ans. L’index de masse corporelle (IMC) et la somme des épaisseurs du pli cutané ont été mesurés tous les ans, tandis que l’activité physique a été évaluée à l’état basal, puis à intervalles réguliers, mais espacés (3, 5, 7-10 ans après l’évaluation basale). Trois catégories ont été distingués : actifs, modérément actifs et inactifs.
Chaque diminution de l’activité de 10 METs (metabolic equivalent) par semaine a été associée longitudinalement, chez les sujets noirs, à une augmentation de l’IMC de 0,14 kg/m2 et de 0,62 mm pour le pli cutané versus 0,09 kg/m2 et 0,63 mm chez les sujets blancs. A l’âge de 18 et 19 ans, la différence entre les sujets actifs et inactifs est de 2,98 kg/m2 chez les filles noires (p<0,0001) versus 2,10 kg/m2 chez les filles blanches (p<0,0001). L’évolution de ces paramètres en cas d’activité modérée s’inscrit entre les deux précédentes sur un mode intermédiaire.
Il est clair que les changements d’activité physique au cours de l’adolescence ont un effet hautement significatif sur l’IMC et l’adiposité. La prévention de l’obésité passe à l’évidence par la pratique régulière d’une activité physique et par la lutte contre la sédentarité. CQFD.
Dr Peter Stratford
Kimm SYS et coll. : “Relationship between the changes in physical activity and body-mass index during adolescence : a multicentre longitudinal study.” Lancet 2005 ; 366 : 301-307. © Copyright 2005 http://www.jim.fr
voyez aussi :
http://perso.wanadoo.fr/sante-infofb/sports_bienfaits_physiques.htm