Mr le professeur,
Avant tout merci de votre reponse tres rapide, mais je dois avouer que celle-ci m’a plutot serieusement inquietee. Oui, la cause est hereditaire, mais pas seulement : le stress et une vie desorganiseem, ainsi qu’une alimentation completement desequilibree y sont egalement pour beaucoup. Je comprends bien votre message, je dois me faire suivre medicalement. Comme c’est assez difficile aux Pays-Bas, je vais donc demander a mon medecin de Toulouse de proceder aux analyses recommandees (au mois d’aout) et je vais egalement consulter un cardiologue. Je suis deja en contact avec une dietetitienne ici qui m’a aide a re-equilibrer mon alimentation. J’ai quelques questions vis a vis de votre reponse : 1) Pourquoi, selon vous, dois-je avoir un soutien psychologique ?
2) vous parlez de specialiste de l’obesite ? est-ce maintenant une specialite reconnue ? Pourriez-vous eventuellement recommander un tel specialiste sur Toulouse ?
3) Vous parlez de symptomes du syndrome metabolique ? C’est la premiere fois que j’entends parler de cela. Pourriez-vous s’il vous plait decrire quels sont ces symptomes ?
4) Je vais suivre votre conseil vis a vis de la frequence cardiaque... et limiter, voire supprimer pour le moment, le cross-traine qui me fait monter a 160. Pensez-vous que je doive egalement supprimer tennis et badmington. Meme si je ne ratrappe pas toutes les balles/volants, j’ai quand meme l’impression que j’atteins ce genre de frequences de temps en temps au cours de l’heure de jeu. L’avantage de ces sports c’est qu’on s’amuse beaucoup sans voir passer l’effort.
Je vous remercie beaucoup a nouveau de vos reponses a mes questions de beotienne. Cordialement,
Virginie


REPONSE

Virginie,
Ce qu’il faut comprendre c’est que vous êtes à la limite de ce que les médecins traitants ne peuvent plus suivre, et qu’ils confient à des services spécialisés dans l’obésité. Par conséquent ce serait criminel que de vous laisser croire que par Internet on peut trouver la solution à votre problème. Internet peut vous conseiller, vous orienter, mais en ayant conscience que c’est le domaine de la spécialisation.
L’important est de vous confier à une équipe qui sait gérer ce type de problème, qui a ses psychologues, ses nutritionnistes, ses spécialistes en hormonologie.
Vous faites partie des cas récupérables, bien entendu, mais je veux vous donner toutes vos chances, mettre tout en œuvre pour que cela se fasse vite.
Vous avez en Belgique les cliniques du « juste poids », en avez-vous entendu parler ?
Si non, envoyez un message de ma part à
patrick.van-alphen@wanadoo.fr
qui vous donnera tous les renseignements nécessaires.
Le médecin de Toulouse vous orientera mieux que moi car je suis sur Montpellier.
Pour les sports, en évitant les trop fortes fréquences cardiaques, c’est à dire sans perdre le souffle, tous les sports qui vous apportent la joie de vivre sont les bienvenus.
Pour le syndrome métabolique je vous recommande de lire ce qui suit que j’ai écrit l’année dernière :
Il est possible que l’on ait modifié un peu les critères, mais en gros c’est ça :

Le syndrome métabolique

Avant de commencer

Si vous avez des résultats récents d’analyses de sang, allez vite les chercher, prenez une feuille de papier et un crayon, et continuez la lecture de ce texte.
Cherchez les 3 résultats suivants et notez-les :
· Glycémie à jeun
· Taux de HDL cholestérol
· Triglycérides
Puis notez sur la même feuille :
· Tension artérielle
· Tour de taille (indicateur de la graisse abdominale)

Le syndrome métabolique.

En 1998 l’OMS a décidé de nommer syndrome métabolique un état caractérisé par la coexistence d’au moins 3 anomalies des 5 éléments cités. Le National Cholestérol Education Program a également publié les résultats de ses travaux, et en ajustant leurs deux réflexions, il ressort que les anomalies sont les suivantes :
§ Glycémie à jeun supérieure à 1,1 g/l
§ Taux de HDL inférieur à 0,4 g/l pour les hommes et 0,5 g/l pour les femmes
§ Triglycérides supérieurs à 1,5 g/l
§ Tension artérielle supérieure à 13 pour la maximale et 8,5 pour la minimale
§ Tour de taille supérieur à 102 cm chez les hommes et 88 cm chez les femmes.
Il ne faut pas prendre ces résultats à la lettre mais les utiliser comme ordre de grandeur. En fait c’est au médecin de juger.
(On peut aussi ajouter pour plus de détails un indice de masse corporelle supérieur à 30 et présence de micro albumine dans les urines)

Pourquoi parler de ce syndrome métabolique ?

Et bien parce que celui ou celle qui a des troubles des lipides (cholestérol et triglycérides) des troubles des glucides (glycémie), une hypertension artérielle et un surpoids, a 4 fois plus de « chances » d’être atteint par un accident cardio-vasculaire par apparition et développement de plaques d’athérome dans les artères. Et pourtant il pense que tout va bien et se croit en pleine forme.
En Europe, 30 % des plus de 50 ans sont dans ce cas. Alors pas de complexes, vous n’êtes pas le seul.
Comme vous vous en doutez, l’installation et le développement de ces troubles sont favorisés par la sédentarité (insuffisance d’activité physique) et par un mauvais équilibre alimentaire.

Les Canadiens ont cherché à simplifier le repérage des patients à risque de syndrome métabolique en surveillant uniquement le tour de taille et le taux de triglycérides. Ils arrivent ainsi à en détecter 80 %.
Alors achetez un mètre à ruban et cherchez le résultat des triglycérides de votre dernière analyse de sang. Ne trichez pas pour le tour de taille, si possible demandez à quelqu’un d’autre d’effectuer la mesure.

Que faire si 3 de ces 5 paramètres sont anormaux ?

D’abord en parler au médecin qui vous examinera, vous auscultera, vous pèsera, prendra votre tension et demandera d’autres analyses. Il vous conseillera pour perdre du poids en jouant sur l’alimentation et l’activité physique. Il prescrira éventuellement un traitement adapté à chacun de vous selon l’âge et le sexe.

Question du samedi 28 juin 2014



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