bonjour
quelles diferances il y a sur les fibres d’un muscle qu’on travaille en excentrique en concentrique ou en statique
Travail isocinétique Je cite Jürgen Weineck dans « biologie du sport » édité par Vigot
Dans l’entraînement isocinétique, la tension développée est max. durant la totalité du déroulement de l’action segmentaire. La charge étant adaptée à toutes les positions segmentaires, la force maximale peut être améliorée dans toutes les positions du mouvement exécuté. Comme la tension musculaire développée ne présente pas de pic de force, le temps consacré à l’échauffement musculaire préalable à tout effort est réduit et, en plus, il ne produit pas de courbatures.
L’entraînement isocinétique permet d’entraîner particulièrement les muscles ou groupes musculaires faibles. C’est extrêmement utile pour la réadaptation musculaire (après une fracture de jambe par ex)
La constance de la résistance pendant tout le mouvement font également que ce mode de travail est surtout adapté à la rééducation.
AC
Méthodes : régimes de contraction
Régime isométrique
Il faut contracter les muscles sans mouvement, comme si on voulait par exemple faire bouger un mur en le poussant. Ce travail dont l’efficacité est contestée pour développer la masse, favoriserait la synchronisation. La position prise doit être maintenue jusqu’à l’épuisement. Cette méthode n’est jamais utilisée seule. Il faut la coupler à du travail anisométrique concentrique.
Régime anisométrique
Les muscles se contractent et provoquent un mouvement, flexion, extension, abduction, adduction, etc.
Anisométrique concentrique : les points d’insertion des muscles se rapprochent (bras allongés, les mains se rapprochent des épaules) On dit que le corps musculaire se concentre. La synchronisation se fait toute seule, on peut utiliser des charges lourdes et légères, modifier les charges en cours de répétition, modifier la vitesse, etc.
Anisométrique excentrique : les muscles se contractent, mais leurs insertion s’éloignent. Les insertions s’excentrent. Ce régime est très difficile à supporter car certaines fibres subissent des micro ruptures qui se répareront par régénération en cours de récupération. Il faut donc coupler toujours excentrique et concentrique et respecter un repos suffisant après le travail excentrique. Certains portiques programmables permettent de remplacer les poids par un moteur.
Anisométrique pliométrique : Le muscle est contracté avec des insertions qui s’éloignent (étirement excentrique) et immédiatement après il se raccourcit (raccourcissement concentrique) C’est l’exemple du saut en contrebas suivi d’un enchaînement rapide de départ de course ou de saut pieds joints, c’est à dire une combinaison flexion / extension. On retrouve l’anisométrique pliométrique dans les foulées bondissantes, dans les sauts à la corde d’une hauteur suffisante.
Alternances de ces régimes : par 2, par 3, par 4, par 5. (Par exemple par 4 ce serait concentrique + isométrique + excentrique + pliométrique) Dans l’hypothèse où les alternance seraient de 5, le 5e travail musculaire serait celui qui ferait intervenir des impulsions électriques (électrostimulation)
Dans une séance, il faut enchaîner les différents régimes. Souvent on parle de “ cycle ” de 3 semaines et de “ bloc ” qui correspond à 2 cycles (6 semaines) Il faudra également caser les exercices techniques pour ceux qui font des compétitions dans lesquelles certains gestes répétitifs ont une importance majeure (lanceurs de poids)
Voici des extraits de conseils donnés par Jean-Marc Bertrand :
Jean-Marc Bertrand déconseille le travail musculaire isométrique chez les jeunes.
L’isométrie est en effet un mode de contraction différent de la contraction auxotonique habituellement employée. (contraction auxotonique = la longueur et la tension du muscle changent en même temps)
Le travail isométrique devra donc être utilisé pour créer plus tard un stress nouveau au niveau des fibres musculaires, ce qui provoquera de nouvelles adaptations au sein du muscle. De ce fait, il convient de le "garder en réserve" pour le jour où l’athlète connaîtra une longue phase de stagnation.
La fonction première du muscle est en effet l’adaptation.
Dans un premier temps, on soumet la fibre à un entraînement "classique" caractérisé par de l’auxotonique sous la forme de surcharge progressive. Le muscle s’adapte.
Le 10X10 70% induit l’épaississement des myofibrilles qui permettra de soulever ultérieurement de plus en plus lourd (sous la forme de 3X3 90%).
Ensuite on potentialise cette force nouvelle par des exercices plus dynamiques, plus toniques comme les bondissements ou la pliométrie légère.
Ce cheminement devrait être appliqué le plus longtemps possible jusqu’à l’adolescence voire même jusqu’à un âge plus avancé tant qu’il induit une augmentation des indices de force max. et une amélioration des performances sur le terrain.
Mais immanquablement, un jour ou l’autre, tôt ou tard, l’athlète va stagner. Ses records en salle de musculation ou sur le stade ne décolleront plus.
Et c’est à ce moment précis que le recours à de nouveaux modes de contraction s’avère bénéfique. Pour escompter une nouvelle progression de l’organisme, il faut le forcer à réagir et à s’adapter à un stress nouveau. C’est là que l’on doit introduire l’alternance de modes de contraction non utilisés jusqu’alors (excentrique, isométrie, bulgare, lourd léger etc.).
Si l’organisme a déjà connu cette manière de travailler dans le passé, il ne franchira pas un nouveau cap. Dans l’optique d’imposer au muscle un traumatisme nouveau qui le fera "se réveiller" pour s’améliorer encore, il faut garder en réserve des manières de travailler différentes. Si, quand survient la phase de stagnation, on a déjà tout essayé avec l’athlète et que l’on ne peut plus rien lui proposer de novateur, on ne disposera pas des ingrédients nécessaires pour provoquer « l’électrochoc » à l’origine de la surcompensation nouvelle.
Si au contraire on a su préserver l’athlète et "garder sous le bras" des procédés dont l’objet sera de "déstabiliser" l’organisme pour l’obliger à progresser encore, alors, on peut envisager le plan de carrière à long terme sereinement.
Pour les jeunes de 12 ans il semble que l’objectif le plus judicieux réside dans l’apprentissage des gestes justes (la barre de musculation sera impérativement remplacée par un manche à balais) du squat, du développé couché, de l’épaulé-jeté.
Excentrique
On sait que la fonction première du muscle est "l’adaptation". Lorsqu’il est soumis à des volumes, des intensités et des régimes de contraction identiques, le muscle cesse de progresser. Il est donc nécessaire d’organiser la réitération des charges selon un mode progressif et varié car pour faire progresser un muscle il faut chercher constamment à le surprendre. Pour le forcer à s’adapter, il faut proposer des volumes de travail de plus en plus conséquents, des charges de plus en plus intenses, des modalités d’entraînement toujours différentes. Il nous paraît important de retenir que la reproduction d’une méthode (même si elle s’est avérée bénéfique au cours d’une saison) ne sera plus tout à fait aussi efficace à l’avenir. Au cours de notre étude nous avons sélectionné le régime "excentrique" pour deux raisons. D’abord, parce que les résultats antérieurs de nos sujets laissaient transparaître une stagnation prolongée des performances. Ensuite parce qu’il s’agit de la méthode de référence dans le but de développer la force. Il nous semble important de bien comprendre que dans l’optique d’un plan de carrière, repousser le recours à ce mode de contraction peut s’avérer représenter une stratégie payante.
En effet, au cours d’une longue période de stagnation, voire d’involution des performances, malgré un investissement identique ou supérieur, et après avoir écarté tout risque lié au syndrome de surentraînement, l’excentrique peut représenter un véritable "coup de fouet". Cette méthode est réputée pour "réveiller" les organismes, provoquer de nouveaux déséquilibres, favoriser de nouvelles adaptations et ce faisant, aider au franchissement d’un cap. Dans le cadre de notre étude, cette méthode a contribuée à provoquer une nette évolution des performances, non seulement sur le test de 1/2 squat, mais aussi et surtout sur le 60 m du groupe F. Cependant, elle est aujourd’hui moins opérationnelle si le besoin d’un nouvel "électrochoc" venait à se faire sentir. Dans le cadre de l’élaboration d’une programmation annuelle, il nous semble particulièrement important que l’entraîneur et le préparateur physique prennent conscience de ce phénomène.