Bonjour,
je pratique de nombreux sports et j’ai un problème avec le jogging. Depuis plusieurs semaines lorsque je cours j’en une envie pressante d’aller à la selle, à tel point je plonge systématiquement dans un buisson au 8 ou 10ème kilomètres. Ce problème m’empêche désormais de faire de la compétition...vous le comprenez ! J’ai toujours peur d’être confronté à ce problème en pleine course. Ce symptôme est totalement inexistant dans les autres sports que je pratique (natation, vélo, squash). A quoi cela peut-il être dû ? Nutrition ? Pratique sprotive ? Merci de votre réponse.
Fred


REPONSE

Il y a des explications possibles à votre cas.
Cependant il faudrait des compléments d’information, la première étant de savoir s’il s’agit de selles normales ou de diarrhée.
Ce trouble est bien connu des médecins du sport qui le nomment « bush syndrome » puisqu’en anglais bush signifie buisson.
Ce qui est étonnant dans votre cas c’est que vous ne le ressentiez qu’en course à pieds.
La première chose à vérifier c’est que vous ayez la même alimentation et hydratation avant et pendant le jogging que dans le cas du vélo et de la natation ou du squash.
Ensuite que les horaires de pratique de ces sports sont identiques.
Je veux dire par-là que si vous faites le jogging le matin sans être allé à la selle et les autres sports dans l’après midi après avoir déjà exonéré, il pourrait y avoir une explication.
Mais il faut aussi savoir que la course du type jogging est une course à pied qui secoue l’abdomen à chaque foulée. Lors des efforts musculaires le sang évite les intestins, ils sont alors fragilisés et irritables. Il suffit d’un rien pour provoquer la diarrhée et même parfois la diarrhée sanglante chez les coureurs ayant franchi les limites de l’effort. Il est classique de voir ces diarrhées sanglantes à l’arrivée des marathons ou des triathlons par grande chaleur.
Il se peut que vous ayez à 38 ans une susceptibilité intestinale plus importante qu’avant, et que la diminution du débit sanguin aux intestins, associée à un apport hydrique inadapté et sous l’effet des secousses dues aux foulées, provoque ce besoin urgent de se soulager.
Le fait de boire trop ou pas assez est éventuellement à surveiller. Que buvez-vous ?
La prochaine fois que vous irez consulter le médecin parlez-lui en pour qu’il palpe votre abdomen et s’il a des doutes qu’il fasse une échographie pour vérifier l’état des artères mésentériques.
Eventuellement essayez l’homéopathie.

Question du samedi 28 juin 2014



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