causes
Les hémorragies sont des écoulements de sang en dehors d’un vaisseau sanguin. Elles peuvent être internes ou externes.
Les hémorragies internes sont très graves, car on ne voit pas le sang couler. Le sang qui quitte les vaisseaux par un trou de leur paroi, passe par exemple dans l’abdomen. C’est le cas de la rupture de la rate, suite à un coup violent reçu sur le ventre. Dans certains sports, on a même pu constater des ruptures du foie, mais ceci est rarissime. Comme le sportif perd beaucoup de sang à l’intérieur de son propre corps, il devient très pâle et peut perdre connaissance. Le diagnostic est vite fait et une intervention chirurgicale est indispensable.
Les hémorragies externes sont plus fréquentes et moins graves. Au rugby, par exemple, suite à un plaquage et à la chute qui suit, ou à la sortie d’un mêlée un peu "chaude", on voit le sportif porter ses mains sur son visage pour éviter de laisser couler dans ses yeux du sang provenant d’une arcade sourcilière éclatée. Il arrive que deux crânes se heurtent, qu’un ballon vienne frapper violemment un nez, provoquant une hémorragie nasale, peu grave mais très spectaculaire, hélas dramatique pour le sportif qui doit quitter le terrain jusqu’à l’arrêt de l’écoulement sanguin.
Danger
Depuis quelque temps, les arbitres obligent le sportif qui saigne, à se faire soigner sur la touche. Pourquoi ?
Si le sportif qui saigne du nez continuait à jouer, la peau d’un autre sportif pourrait être mise en contact avec ce sang. Si la peau du deuxième sportif est normale, il n’y a pratiquement aucun risque. Par contre, si le sang qui coule du nez de l’un, rentre en contact avec une plaie ou tout simplement une éraflure de l’autre, les conséquences peuvent être plus graves. Si le sportif qui saigne du nez a une maladie transmissible par son sang, (virus du Sida ou plus souvent de l’Hépatite B) il peut alors contaminer le sang de l’autre, l’autre étant un adversaire ou même un partenaire, étant donné la disposition des têtes qui se frottent en première ligne d’une mêlée.
Mais le danger de contamination existe aussi pour le soigneur (ou le médecin) qui soigne le blessé sans prendre de gants et de produits désinfectants. On recommandera également de changer les vêtements tachés de sang.
Sports concernés
Le risque de contamination par contact avec du sang est certain en boxe anglaise. En France on recommande par conséquent aux arbitres et aux soigneurs de porter des gants en latex, de désinfecter immédiatement les plaies et d’arrêter le combat si les deux boxeurs saignent en même temps. Le combat ne pourra reprendre que lorsque les soigneurs auront stoppé les hémorragies. Après la boxe, on recommande de surveiller le Judo, le Karaté, et certains sports collectifs comme le Basket, le Handball, le Hockey sur glace, le Football et le Rugby.
On comprend l’intérêt d’avoir à sa disposition dans toutes ces compétitions, des produits hémostatiques, capables de favoriser la coagulation rapide du sang, dans le nez et sur la peau. Des éponges adaptées pour ces soins existent, on les adapte à la forme des narines. Elles sont appelées hémostatiques.
La désinfection est assurée simplement par de l’alcool à 70°, de la bétadine ou tout simplement de l’eau de Javel diluée à 12 % ".