Genou

Le genou pose de nombreux problèmes à certains sportifs à cause des entorses, avec déchirures minimes ou importantes de la capsule qui entoure l’articulation, ainsi que lésions, élongations, déchirures et ruptures des ligaments, notamment le ligament croisé antérieur dont les signes de rupture peuvent ne pas être évidents d’emblée.

Le genou peut également gêner la pratique du sport à cause des deux ménisques (interne et externe) qui sont des lames de cartilage situées entre les deux os, le fémur en haut (cuisse) et le tibia en bas (jambe).

Sans les ménisques, la rotule, les ligaments croisés et les tendons, le genou serait instable et se déboîterait sans cesse.

La stabilité latérale est surtout assurée par les ligaments latéraux interne et externe, et la stabilité vers l’avant et l’arrière, par les ligaments croisés et les muscles quadriceps et ischio-jambiers.

Les diverses lésions peuvent entraîner aussi des petites luxations et une instabilité chronique du genou qui se " dérobe " et provoque une impression d’insécurité et de doute, limitant l’effort.

Enfin, chez des sportifs jeunes ayant surmené leurs genoux dans de mauvaises conditions techniques (courses longues sur sol dur, pédalage excessif en compétition, nage avec palmes et poids considérable supporté en haltérophilie), c’est le cartilage de la face interne de la rotule qui s’abîme et provoque des douleurs avec impressions de blocage.

Le cartilage, cette partie blanche, dure , qui ressemble à de la nacre et qui recouvre les surfaces articulaires, soumis à des contraintes excessives de pression élevée pendant de nombreuses années chez ceux qui vivent dans le sport toute leur vie, vieillit mal, se dégrade, se ramollit, se fissure et se détruit, de telle sorte que l’os qu’il recouvrait se trouve en contact direct avec l’articulation. C’est l’arthrose des " Profs de Gym " en fin de carrière.

(*)L’entorse bénigne (stade I) est caractérisée par une minuscule déchirure de la capsule ou des ligaments qui entourent l’articulation. Le sportif poursuit son effort et peut ne rien ressentir, si ce n’est une petite douleur, et peut-être boiter légèrement, un long moment après.

La radiographie ne montre rien.
Il suffira d’un peu de glace et d’un anti-inflammatoire avec interdiction de reprendre le sport une bonne semaine pendant laquelle on laissera le genou bloqué en extension.

(*)L’entorse bénigne du genou (stade II) est plus fortement ressentie, car la douleur est très vive, et l’effort est forcément interrompu. La déchirure capsulo-ligamentaire est assez importante.

On ne voit généralement rien à la radiographie.

Il faudra immobiliser le genou en général par un plâtre, pendant une durée de 2 à 4 semaines.

L’entorse grave déchire la capsule et les ligaments qui entourent l’articulation, comme les deux précédentes, mais elle atteint en plus ce que les médecins appellent " le pivot central ", c’est à dire les ligaments croisés antérieurs et plus rarement les ligaments croisés postérieurs.

Le sportif ressent une très forte douleur avec craquement et il ne peut plus bouger. Il a une impression de " patte folle " comme si son genou ne savait plus suivre les mouvements commandés, l’appui sur cette jambe ne paraît plus possible sans risque de tomber.

Il y a souvent un épanchement articulaire et sanguin.

La radiographie montre souvent la lésion.

On applique le froid, on donne des anti-inflammatoires et on immobilise l’articulation pour le transport dans un centre médical où, après des examens complémentaires, on décidera si oui ou non il faut appliquer une solution chirurgicale à cette entorse grave.

La reprise de l’activité sportive peut être plus ou moins lointaine, la rééducation étant longue, en général de 4 à 6 mois.

Le diagnostic de ces entorses et les soins à prodiguer, sont exclusivement sous responsabilité médicale, et,chirurgicale pour l’entorse grave.

La rééducation est gérée par les médecins physiques et les kinésithérapeutes.

(*) Etant donné que c’est un stress mécanique de forte pression qui détruit le cartilage, on injecte maintenant dans l’articulation du genou, un produit visqueux (visco-supplément), qui est plus visqueux et élastique que le liquide synovial lui même, et qui joue le rôle d’amortisseur de chocs, permettant également de donner le temps de se régénérer au cartilage.

Ces produits injectés ne sont pas encore remboursés par la Sécurité Sociale française.
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