Question Football



je suis educateur de foot chez les jeunes je voudrai savoir a partir de quel age je peux commencer a travailler la force vitesse et a quelle frequence merci d’avance
eric de lille


REPONSE

Eric,
Ce sont des entraîneurs qui devraient vous répondre. Voici quelques extraits du site que vous trouveriez à "conseils de Jean-Marc" et à "sport" ligne foot.
D’après Weineck, la force se développe à partir de 5 ans, mais l’idéal est entre 14 et 19 ans chez les garçons. Pour la vitesse il faut commencer le plus tôt possible, entre 5 et 7 ans, le maximum apparaîtra vers 20 ans chez les garçons.
Voyez pour contacter Jean-Marc directement à Conseils de jean-marc, comment contacter jean-marc

2. Pour les jeunes de 12 ans il me semble que l’objectif le plus judicieux réside dans l’apprentissage des gestes justes (la barre de musculation sera impérativement remplacée par un manche à balais) du squat, du développé couché, de l’épaulé-jeté.

Pour ce qui est de la programmation annuelle de la vitesse / force vitesse / endurance vitesse je vous renvoie vers un ouvrage excellent : "La préparation physique" de Michel Pradet ed. INSEP.
Bon courage. »
Jean-Marc

* NDLR : Une contraction musculaire se situe généralement entre deux situations extrêmes :
« Isométrique » (la longueur reste constante mais la tension change) et « Isotonique » (le muscle se raccourcit mais la tension ou la charge demeure inchangée)
Si la longueur et la tension du muscle changent en même temps, on parle alors de contraction « auxotonique ».
Voici une autre réponse :
Avant tout, je vous invite à faire une grande différence entre les jeunes et les moins jeunes, et surtout à ne pas trop tenir compte de l’âge civil mais à classer ce sportifs d’avantage selon leur développement prépubertaire et pubertaire plus ou moins précoe. Je m’explique : à 6 ans ce sont tous des enfants, mais un de 15 ans peut avoir démarré sa puberté alors qu’un de 16 peut ne pas l’avoir fait, d’où les modifications musculaires possibles chez l’un grâce aux hormones, et encore impossibles chez le « retardé ».
Il faut par conséquent faire un travail d’entraînement adapté et même adapté en cours d’année selon la croissance et les signes de fatigue constatés, avec surveillance des résultats scolaires.
Vitesse
Amélioration de la vitesse sur des longues distances : travail de pied par l’intermédiaire de gammes dans l’herbe : montées de genoux, foulées tractées, jambes tendues, courses en arrière, bondissements, sauts de grenouilles + survitesse et côtes qui permettent respectivement de casser la barrière de vitesse et de développer la puissance. Sans oublier un travail de coordination mais qui ne peut se faire que sous la surveillance d’un entraîneur spécialiste. De plus ces éléments permettent d’améliorer le coût énergétique de la course à pied et par conséquent d’optimiser le rendement et d’améliorer ses performances. éventuellement une petite préparation en musculation générale de type montées de marches toniques dans les gradins, les tribunes avec une post-fatigue ( exercice situé en fin de séance) en salle sur les demi squats explosifs est envisageable.

Par contre, avant de faire des entraînements quels qu’ils soient et de jouer au foot, assurez-vous que tous vos jeunes sportifs ont passé la visite médicale.
Et encore

Tout d’abord, il me semble important de prendre conscience du fait que la qualité de vitesse pure (c’est à dire une distance par rapport à un temps) occupe une place relative parmi les déterminants de la performance en football. En effet, au niveau du développement des qualités de vitesse il convient de prendre en considération des paramètres moins évidents comme la vitesse du temps de réaction (temps de latence entre le stimulus visuel et le début de l’action motrice correspondante), la vitesse de perception de l’information pertinente (lecture du jeu, trajectoire du ballon, positionnement des adversaires et des coéquipiers etc.), la vitesse de traitement de l’information (prise de décision, programmation du pattern moteur etc.).
En tout état de cause, voici comment devenir plus vif et plus rapide en football. Les moyens les plus efficaces que je propose sont largement inspirés de l’athlétisme : il s’agit de la "surcharge" et de la "survitesse". La surcharge consiste a titre d’exemple à vous équiper d’un gilet lesté (pas plus de 10% du poids du corps pour ne pas perturber de façon trop importante la gestuelle et pour ne pas "fixer" un mauvais schéma moteur), ou bien vous pouvez encore accrocher à une ceinture attachée au niveau de votre bassin, un traîneau chargé de disques de fonte. Sachez que vous pouvez aussi utiliser un système de mini-parachutes qui opposeront un frein lorsque vous prendrez de la vitesse. Enfin, une résistance opposée par un partenaire positionné dans votre dos et vous retenant grâce à une serviette passée sur votre ceinture pelvienne est envisageable. Effectuez des distances courtes de l’ordre de 40 à 80m, ne programmez pas trop de répétitions et arrêtez dès que vous sentez votre geste technique se dégrader. Prenez une bonne récupération d’au moins 3mn.
En ce qui concerne la survitesse, il s’agit d’essayer de "casser" la barrière de vélocité, et de vitesse gestuelle par des exercices qui consistent à "dévaler" une pente en fréquence, ou bien d’utiliser la méthode de l’élastique fixé au bassin que l’on tend avant de s’élancer et où l’athlète se sent véritablement "happé" vers l’avant.
Pour développer votre tonicité et votre vitesse sur des courses brèves et intenses, utilisez la méthode pliométrique sur bancs (sauts de grenouilles avec rebonds en demi-flexions ou en pieds, avec angulation genoux fixe). Utilisez du skipper (travail de la tonicité du pied) sur lattes, cônes et petites haies. Au niveau des flexions en squat, privilégiez une forme de travail en répétitions enchaînées sans temps de latence avec montées sur pointes de pieds (pour solliciter l’ensemble de la chaîne des propulseurs) Ne descendez surtout pas en squats complets pour préserver vos genoux d’éventuelles blessures mais restez simplement en demi, voire en quart de squats explosifs.
En ce qui concerne votre interrogation sur le fait que l’explosivité soit innée ou acquise, voila ce que je peux vous dire. Il est vrai que l’héritage génétique représente "un plus" incontestable en matière de potentiel de performance explosive car un individu naturellement "équipé" d’un fort pourcentage de fibres blanches sera prédisposé à la réalisation de tels efforts. Mais, l’entraînement peut modifier certaines propriétés physiologiques, histochimiques et enzymatiques des fibres (surtout celles dites "intermédiaires"). Le mode de répartition (fibres rapides/ fibres rouges) peut donc évoluer. Par le jeu du pouvoir myogénique des myoblastes et des restructurations cellulaires, on sait qu’un travail intense en musculation (>80% max.) entraîne une hypertrophie (épaississement du diamètre des fibres) concomitante à un renforcement de la trame conjonctive.
En conclusion, si vous vous entraînez correctement, vous pourrez noter une augmentation non négligeable de vos performances dans le domaine de l’explosivité.
Je vous souhaite un bon entraînement
Et
Les séances de vitesse/sprint (Football)
D’après Raymond Chanon (†), GERISC, Document N° 2, 4e trimestre 1995, page 15.
Pour éviter au maximum les risques de claquages, respecter les points suivants :
1°) Les « nouveaux » et les joueurs en condition physique insuffisante (joueurs fatigués ou relevant de blessure) feront la séance Vitesse uniquement en accélérations progressives.
2°) La séance Vitesse sera toujours précédée des exercices « spéciaux » connus (ischios-quadriceps)et en Volume suffisant : au moins 3 x 40 m par exercice avec petites pauses
-Skips à cadence lente.
-Talon/sol – Talon/fesse cadence lente en insistant sur le talon/sol (extension des ischios prioritaire)
-Griffé jambes tendues (griffé du pied au sol vers l’arrière)
-2 accélérations progressives sur 40 m, pour contrôler/maîtriser l’intensité des contractions musculaires du sprint.
3°) Les joueurs doivent sprinter UN par UN, en veillant à leur technique de sprint (ils sont alors à 98 %) Par 2, il y a compétition à 100 %, plus de contrôle technique et risque de blessure. Ils ne démarreront pas brutalement mais après 3 à 4 m d’élan avant le plot de départ.
4°) Après le sprint, ils ne doivent pas se freiner brutalement (choc musculaire) mais ralentir progressivement en « roue libre » en allant vers le bout de la ligne droite. Veiller à ce qu’ils contournent bien les plots placés aux corners.
5°) Récupération : la décélération les ayant amenés presque jusqu’au bout de la ligne droite, la récupération se fera donc en marche très lente, sur le petit côté et jusqu’au plot de départ sur la ligne droite opposée, soit environ 100 m.
6°) Volume : en début de saison (juillet-août) faire des séries de 3 répétitions, avec un volume de 270 m (3 séries de 3 x 30m), s’il y a en plus du travail technique/tactique dans la séance. Puis on passera à 360 m (4 séries de 3 x 30m)
7°) Récupération entre les séries de 3 x 30m de 2 à 3 mn à l’arrêt (passive par exemple boisson).
8°) Compte tenu des défauts qui subsistent et des progrès à faire, on aura intérêt à inclure dans les séances PPG un atelier « coordination » ; « skips » et technique de course.
Voyez les pages 4 et 5 de cet article qui illustre les exemples :
http://www2.u-bourgogne.fr/EXPERTISE-PERFORMANCE/Explos_SportsCo.pdf

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