bonjour.mon garcon a 14ans.il joue au football.il a un probleme concernant sa vitesse de course.rapidite.comment peut on faire pour ameliorer sa vitesse.quelle travail doit on effectuer.merci.
Philippe,
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Voici une réponse extraite des « conseils de Jean-Marc » qui est aussi dans 1000 questions
Tout d’abord, il me semble important de prendre conscience du fait que la qualité de vitesse pure (c’est à dire une distance par rapport à un temps) occupe une place relative parmi les déterminants de la performance en football. En effet, au niveau du développement des qualités de vitesse il convient de prendre en considération des paramètres moins évidents comme la vitesse du temps de réaction (temps de latence entre le stimulus visuel et le début de l’action motrice correspondante), la vitesse de perception de l’information pertinente (lecture du jeu, trajectoire du ballon, positionnement des adversaires et des coéquipiers etc.), la vitesse de traitement de l’information (prise de décision, programmation du pattern moteur etc.).
En tout état de cause, voici comment devenir plus vif et plus rapide en football. Les moyens les plus efficaces que je propose sont largement inspirés de l’athlétisme : il s’agit de la "surcharge" et de la "survitesse". La surcharge consiste a titre d’exemple à vous équiper d’un gilet lesté (pas plus de 10% du poids du corps pour ne pas perturber de façon trop importante la gestuelle et pour ne pas "fixer" un mauvais schéma moteur), ou bien vous pouvez encore accrocher à une ceinture attachée au niveau de votre bassin, un traîneau chargé de disques de fonte. Sachez que vous pouvez aussi utiliser un système de mini-parachutes qui opposeront un frein lorsque vous prendrez de la vitesse. Enfin, une résistance opposée par un partenaire positionné dans votre dos et vous retenant grâce à une serviette passée sur votre ceinture pelvienne est envisageable. Effectuez des distances courtes de l’ordre de 40 à 80m, ne programmez pas trop de répétitions et arrêtez dès que vous sentez votre geste technique se dégrader. Prenez une bonne récupération d’au moins 3mn.
En ce qui concerne la survitesse, il s’agit d’essayer de "casser" la barrière de vélocité, et de vitesse gestuelle par des exercices qui consistent à "dévaler" une pente en fréquence, ou bien d’utiliser la méthode de l’élastique fixé au bassin que l’on tend avant de s’élancer et où l’athlète se sent véritablement "happé" vers l’avant.
Pour développer votre tonicité et votre vitesse sur des courses brèves et intenses, utilisez la méthode pliométrique sur bancs (sauts de grenouilles avec rebonds en demi-flexions ou en pieds, avec angulation genoux fixe). Utilisez du skipper (travail de la tonicité du pied) sur lattes, cônes et petites haies. Au niveau des flexions en squat, privilégiez une forme de travail en répétitions enchaînées sans temps de latence avec montées sur pointes de pieds (pour solliciter l’ensemble de la chaîne des propulseurs) Ne descendez surtout pas en squats complets pour préserver vos genoux d’éventuelles blessures mais restez simplement en demi, voire en quart de squats explosifs.
En ce qui concerne votre interrogation sur le fait que l’explosivité soit innée ou acquise, voila ce que je peux vous dire. Il est vrai que l’héritage génétique représente "un plus" incontestable en matière de potentiel de performance explosive car un individu naturellement "équipé" d’un fort pourcentage de fibres blanches sera prédisposé à la réalisation de tels efforts. Mais, l’entraînement peut modifier certaines propriétés physiologiques, histochimiques et enzymatiques des fibres (surtout celles dites "intermédiaires"). Le mode de répartition (fibres rapides/ fibres rouges) peut donc évoluer. Par le jeu du pouvoir myogénique des myoblastes et des restructurations cellulaires, on sait qu’un travail intense en musculation (>80% max.) entraîne une hypertrophie (épaississement du diamètre des fibres) concomitante à un renforcement de la trame conjonctive.
En conclusion, si vous vous entraînez correctement, vous pourrez noter une augmentation non négligeable de vos performances dans le domaine de l’explosivité.
Je vous souhaite un bon entraînement.
Jean-Marc BERTRAND
Voyez encore notre réponse que vous pourriez lire sur notre site www.sport-santé-lr.com
Les séances de vitesse/sprint (Football)
D’après Raymond Chanon (†), GERISC, Document N° 2, 4e trimestre 1995, page 15.
Pour éviter au maximum les risques de claquages, respecter les points suivants :
1°) Les « nouveaux » et les joueurs en condition physique insuffisante (joueurs fatigués ou relevant de blessure) feront la séance Vitesse uniquement en accélérations progressives.
2°) La séance Vitesse sera toujours précédée des exercices « spéciaux » connus (ischios-quadriceps)et en Volume suffisant : au moins 3 x 40 m par exercice avec petites pauses
-Skips à cadence lente.
-Talon/sol – Talon/fesse cadence lente en insistant sur le talon/sol (extension des ischios prioritaire)
-Griffé jambes tendues (griffé du pied au sol vers l’arrière)
-2 accélérations progressives sur 40 m, pour contrôler/maîtriser l’intensité des contractions musculaires du sprint.
3°) Les joueurs doivent sprinter UN par UN, en veillant à leur technique de sprint (ils sont alors à 98 %) Par 2, il y a compétition à 100 %, plus de contrôle technique et risque de blessure. Ils ne démarreront pas brutalement mais après 3 à 4 m d’élan avant le plot de départ.
4°) Après le sprint, ils ne doivent pas se freiner brutalement (choc musculaire) mais ralentir progressivement en « roue libre » en allant vers le bout de la ligne droite. Veiller à ce qu’ils contournent bien les plots placés aux corners.
5°) Récupération : la décélération les ayant amenés presque jusqu’au bout de la ligne droite, la récupération se fera donc en marche très lente, sur le petit côté et jusqu’au plot de départ sur la ligne droite opposée, soit environ 100 m.
6°) Volume : en début de saison (juillet-août) faire des séries de 3 répétitions, avec un volume de 270 m (3 séries de 3 x 30m), s’il y a en plus du travail technique/tactique dans la séance. Puis on passera à 360 m (4 séries de 3 x 30m)
7°) Récupération entre les séries de 3 x 30m de 2 à 3 mn à l’arrêt (passive par exemple boisson).
8°) Compte tenu des défauts qui subsistent et des progrès à faire, on aura intérêt à inclure dans les séances PPG un atelier « coordination » ; « skips » et technique de course.
Voyez les pages 4 et 5 de cet article qui illustre les exemples :
http://www2.u-bourgogne.fr/EXPERTISE-PERFORMANCE/Explos_SportsCo.pdf