Bonjour,je joue au foot dans un club et j’aimerais travailler ma vivacité.J’ envisage de faire de la musculation des quadriceps et triceps sural et des sprints sur 30 m.Par quoi dois-je commencer ?Est-il préférable de se muscler d’abord puis de faire des sprints ?
Gagne-t-on des fibres blanches avec la musculation ? Peut-on avoir un pourcentage de fibres blanches plus élevé que celui des fibres rouges (ou inversement) pour deux muscles différents ?
Pour un footballeur,la musculation du haut du corps trop développée(et trop développée par rapport au bas)peut elle etre un handicap sur sa performance ?
Merci pour le temps que vous avez consacré à toutes vos réponses antèrieures.
Alexis,
Les réponses aux questions que vous posez seront développées par notre spécialiste de l’entraînement, Jean-Marc Bertrand, qui hélas est pris par ses derniers diplômes jusqu’au 5 février. Aussi, si vous avez le temps, je vous demanderai d’avoir l’amabilité de reposer votre question ce jour-là.
En attendant, je peux vous aider concernant certains aspects plus généraux de votre question, en vous transmettant sa dernière et récente réponse à Jérôme
“ Au niveau de l’influence d’un entraînement anaérobie sur la composition
du muscle, on notera principalement les modifications typologiques,
histochimiques et enzymiologiques des fibres de type intermédiaire vers
celles dites "rapides, blanches, peu oxydatives". Leur concentration en ATP
de 5 mmol par kilos de muscle frais ne changera pas mais on pourra jouer
légèrement sur le stock de phosphocréatine en tendant vers une déplétion
plus complète (20 mmol au départ jusqu’ 3/4 mmol au final au lieu de 6/7.)
L’entraînement anaérobie déterminera une croissance transversale du muscle à
cause d’une hypertrophie cellulaire (épaississement des fibres).
On pourrai développer le sujet à l’infini. Je vous conseille simplement
si vous souhaitez des renseignements plus complets et plus précis de vous
référer à des ouvrages de physiologie sportive tels que "physiologie du
sport" de Monod et Flandrois - ed MASSON - 2000 ou encore "biologie de
l’exercice musculaire" de Lacour - Ed. MASSON - 1992.
Pour ce qui est de l’entraînement aérobie, vous avez tout à fait raison.
Ce dernier ne peut servir à développer la masse musculaire. On l’utilise
éventuellement en body building pour "sécher" dans l’optique d’obtenir une
meilleure "définition musculaire" grâce au phénomène de lipolyse, mais en
aucun cas cette méthode ne peut servir à prendre du muscle (sauf en cas de
rééducation douce après un alitement prolongé suite à une maladie ou à une
hospitalisation). Le diamètre des fibres quant-à-lui est déterminé par la
nature de celles-ci (elle même déterminé par son innervation...). On sait
qu’une fibre lente est moins épaisse qu’une fibre rapide, or, l’entraînement
aérobie à tendance à transformer les fibres glycolytiques en fibres
oxydatives donc on peut effectivement assister à une fonte musculaire.
Les raisons de l’accroissement musculaire sont parfaitement connues. Il
s’agit d’une resynthèse protéique suite à une sollicitation mécanique.
L’activité physique entraîne des micro-traumatismes et des micro-lésions
répétés sur la fibre. Lors du phénomène de surcompensation qui fait suite à
l’effort, des cellules spécialisées (les myoblastes) vont reconstruire un
néo tissu cicatriciel grâce aux acides aminés, aux phénomènes de
chimiotactismes et de migrations cellulaires. La fibre musculaire étant
multinucléée et entourée d’une trame conjonctive nourricière, elle peut
s’épaissir et se développer facilement.
Enfin, de manière générale, il me semble que le processus principal qui
fait que l’organisme progresse suite à un entraînement est "l’adaptation".
La fonction première de tout être vivant est l’adaptation ! En terme
d’entraînement sportif, le corps s’adapte à des charges, des volumes, des
durées, des intensités qui le font progresser. Un organisme soumis à une
activité physique va se développer de telle manière à répondre efficacement
face aux exigences (logiques internes) de cette activité (développer des
muscles puissants pour pouvoir soulever des barres de plus en plus lourdes
en musculation, optimiser son système d’échanges gazeux pour pouvoir courir
des distances de plus en plus longues en cyclisme ou en course à pied etc.) ”
Voyez également en passant dans sa rubrique par “ consultez les rubriques ” et cherchez la case “ les conseils de Jean-Marc ” les 3 réponses de JM à “ entraînement football ”
Vous y trouverez “ endurance vitesse ” et “ entraînement sprint vitesse ”
Voilà déjà de quoi méditer sur les réponses de Jean-Marc.
Personnellement, je ne pense pas que deviez chercher à privilégier la musculation avant la vitesse ou l’inverse. Un entraînement doit être complet, varié, programmé sur l’année, tout doit y être intégré, avec la musculation en salle, l’échauffement, l’endurance et la résistance, bien réparties sur la semaine. Un développement musculaire doit rester harmonieux et vous devez travailler la vitesse, non pas isolément, mais associée à l’endurance.
Mais attendons les conseils de Jean-Marc.
Amitiés
Cyber@lbert