Bonjour Docteur,
Je suis David I et j’ai besoin d’un conseil car j’avoue être perdu.
Le premier médecin m’a dit de ne SURTOUT pas être opéré pour cette lésion du bourrelet...Pour lui il n’y a pas de lésion de bourrelet, ce qui me tracasse dans cette histoire c’est que ce médecin est excellent (Médecin l’équipe de France de Tennis pour ne pas citer son nom). Il me demande de patienter et de refuser l’opération. Il me dit aussi qu’une lésion du bourrelet arriver suite à un traumatisme violent (chute par example dans des sports comme le ski le judo le rugby etc.). Je suis vraiement dans une situation difficile, mon arthroscopie est prévue le 1er Décembre prochain.
Je sais que la médecine n’est pas une science exacte mais honnêtement je ne sais plus trop quoi faire...
Mon inflammation a bien diminué, je peux inspirer sans douleurs depuis une semaine, mon ROM (Range of motion) est parfaite, mais je sens une douleur lors d’une manoeuvre que je ne saurai décrire >
Je sollicite un conseil de votre part qui me sera précieux, car j’admire votre implication dans ce merveilleux site ainsi que tous les conseils que vous donnez aux visiteurs de celui-ci.
Merci encore.


REPONSE

David,
Il faut d’abord s’assurer que le médecin qui vous conseille de ne pas être opéré a été entièrement informé sur votre dossier, qu’il vous a examiné correctement et qu’il a vu en détail tous les examens du type radiographie, scanner et IRM que vous avez fait faire. Apportez-lui ce dossier impérativement pour qu’il ne se contente pas d’un avis sans en avoir la totale connaissance. Comme c’est une sommité médicale du sport il acceptera. Si son opinion ne change pas il serait bon qu’il rentre en contact avec le chirurgien qui fera l’arthroscopie. Demandez-lui d’avoir la gentillesse de prendre contact téléphonique en votre présence, je sais que ce n’est pas facile, mais tentez le coup. De toutes façons cette arthroscopie lèvera le doute, elle permettra de voir le bourrelet directement et s’il n’est pas lésé le chirurgien n’y touchera pas.
L’arthroscopie permet dans un tiers des cas la découverte de la lésion qui aura auparavant échappé au bilan d’imagerie.
Voici un extrait d’un site internet qui me paraît correct
"L’arthroscopie présente un intérêt en cas d’hésitation diagnostique et éventuellement pour corréler l’IRM et le scanner à la clinique. Au stade du diagnostic, les méthodes d’imagerie modernes, en progrès constants, seront préférées de principe à une arthroscopie diagnostique. Néanmoins, l’épaule douloureuse du sportif demeure, à l’heure actuelle, la plus fréquente indication des arthroscopies diagnostiques, voire thérapeutiques. La fréquence des lésions du bourrelet, toutes arthroscopies confondues, est voisine de 30 %. A la partie antéro-inférieure de la glène, une très minime désinsertion du bourrelet et du ligament gléno-huméral inférieur, dans laquelle on peut insinuer le palpateur, a une valeur pathognomonique. Seules des confrontations régulières permettront d’améliorer le diagnostic d’imagerie et de mieux cerner les indications de l’arthroscopie, d’autant que les variations anatomiques sont très nombreuses".
Il reste encore une solution, c’est de consulter une autre compétence et pour cela retarder l’intervention de quelque temps.

Question du samedi 5 juillet 2014