Entrainement


Merci pour votre réponse très rapide.
J’aurais du être encore plus exhaustif dans ma question afin que vous ayez tous les éléments en main.
En fait j’avais demandé conseil à mon prof d’athlé, préparateur physique de haut niveau et spécialiste de physio et bioméca, pour m’améliorer au 1500 en ne m’entrainant qu’une fois par semaine Il m’a donc proposé un travail de type fractionné qui décompose la distance : 5*300, puis 3*500, puis 800-700, puis 1000-500 puis enfin 1400m (la motivation de compétition comblant les 100m restant...) toujours au même rythme basé sur mon objectif de 4’30 au 1500m, c’est à dire 18" au 100m. Le but étant principalement d’intégrer au mieux le rythme envisagé et de travailler la puissance anaérobie LACTIQUE. Je ne suis pas contre l’allongement des périodes de récup (d’ailleurs vous ne m’avez précisé le temps de récup que pr le travail anaérobie alactique et aérobie), mais cela ne bouleversera-t-il pas les objectifs de rytme et de puissance lactique ??
Dans le livre "la course à pied", Robert Cordelette développe les facteurs déterminants selon la discipline athlétique, en demi-fond il répertorie : PMA élevée, seuil A.L le + près de la PMA, tolérance à l’acidose métabolique, maîtrise de la douleur, capacité vasculaire et tissulaire et puissance cardio-pulmonaire. Il parle bien de TOLERANCE à l’acidose métabolique, donc je me demande si en augmentant la récup inter-série, je ne limiterais pas le développement de cette tolérance ??? Autrement dit, ne faut-il pas habituer l’organisme à mieux supporter et ainsi à éliminer de plus en plus facilement ce fameux acide lactique ?? Sinon, j’aimerais savoir si vous n’aviez pas de "petits trucs" pour optimser davantage la récup... Que pensez-vous de l’apport de 300 ml d’eau bicarbonatée (StYorre ou Vichy...) pr aider l’organisme à diminuer l’acidité, puis de 250 ml de lait écrémé pour l’alcanisation suivi d’environ 500 ml d’eau type Evian ?? Dernières questions, quelle pommade de type décontractante me conseillerez vous pour le massage des cuisses et mollets, et quelle température aut il avoir dans l’eau de son bain ?? J’ai lu deux conseils bien différents : 35-40° pour vraiment accélerer la circulation et améliorer l’évacuation des déchets, pas plus de 25° pour éviter d’empirer les oedèmes ... Qu’en dites-vous ??

Merci de m’éclairer à nouveau sur ces nombreuses interrogations, cordialement.


REPONSE

Julian,
Je lis dans le livre de physiologie de l’activité physique de W.D. McARDLE publié chez Vigot :
« Pour améliorer la capacité de l’anaérobie alactique il faut une récupération de trois fois le temps de travail et pour la capacité anaérobie de la glycolyse (donc lactique) il faut deux fois plus de récupération que de travail.
Pour l’aérobie la récupération sera égale au temps de travail ou de 50 % supérieure.
Le 1500 m est supposé réparti en
20 à 25 % aérobie, 50 à 55 % anaérobie lactique et 25 % anaérobie alactique dans :
http://home.nordnet.fr/~scharlet/exigence.htm
Ces données sont affirmées dans les sites suivants :
http://t.verson.free.fr/PHYSIOLOGIE/ENTRAINEMENT/ENTRAINEMENT.htm

http://www2.u-bourgogne.fr/EXPERTISE-PERFORMANCE/lactate.pdf
Je ne suis pas entraîneur ni préparateur physique, mais médecin, et j’ai peur que l’insuffisance de récupération cellulaire ne provoque un engorgement lactique musculaire qui vous conduira à la déchirure avec hématome, même si c’est minime c’est douloureux et la saison sportive est fichue. Ce que vous appelez tolérance à l’acidose a des limites. Les enzymes fonctionnent à un pH optimal, le miracle n’existe pas quand on arrive à ses propres limites.
La récupération allongée entre les séries est une bonne chose, mais vous jouez avec le feu. Commencez donc par allonger un peu entre les 300, je dis toujours la même chose…
Vos propositions de boisson sont toutes bonnes, mais il faut commencer à boire bien avant l’effort car il faut le temps de l’absorption intestinale.
Il n’y a pas que des micro lésions à l’origine des courbatures, car il s’y greffe des petits oedèmes et des infiltrats cellulaires comme dans les états inflammatoires. L’utilisation du froid est classique car dans un premier temps il bloque la douleur et diminue l’état inflammatoire, mais pour réparer les lésions, le lendemain, il faut passer au chaud pour apporter le sang et lever l’œdème et oxygéner les zones qui ont souffert. Les températures que vous proposez semblent logiques. Le sang oxygéné va permettre d’enlever les toxines laissées par les lésions et réparer les fibres en amenant les acides aminés et les globules blancs. Il faut refaire des mitochondries, apporter des réserves de glucose, restituer les activités enzymatiques.

Question du samedi 28 juin 2014