Dopage en général


Bonjour, dans le cadre des TPE en 1ère S, je travail sur la problématique "Quand l’aide à la performance devient-elle dangereuse pour la santé ?". Nous souhaiterions y mettre quelque chose d’originale, comme une interview (d’un sportif, d’un médecin ...) ou une expérience ... Pour cela, savez-vous qui nous pourrions tenter de rencontrer, et quel type de manipulation devons-nous mettre en place ? Merci d’avance !


REPONSE

Il s’agit de trouver les raisons pour lesquelles le dopage est dangereux.
Mais il y a tellement de substances dopantes en fonction de l’effet recherché qu’il faut toutes les passer les unes après les autres. A partir du moment où on augmente les concentrations sanguines d’un produit naturel, c’est à dire à partir du moment où on force l’organisme, on inonde les récepteurs, on déclenche des réactions d’élimination du produit. Le foie est surmené, les reins aussi. Les glandes habituellement chargées de produire la substance reçoivent des signaux de saturation et se mettent au repos. Elles peuvent s’atrophier et ne plus être fonctionnelles à la fin du dopage (testicules, ovaires, surrénales)
Les substances étrangères à l’organisme peuvent provoquer des effets secondaires et des accoutumances, on peut devenir dépendant.
Ce qui serait intéressant ce serait de travailler sur la marijuana ou la caféine.
Si vous avez des copains qui fument des joints de façon habituelle, ou qui boivent du café, vous pouvez étudier leurs réactions à un effort donné et constater leur dépendance.

Voyez
http://www.prevention.ch/cannabisetsport.htm

et
Caféine : un secret bien gardé
Date de création : 14 janvier 2005
La caféine augmente la performance sportive, qu’il s’agisse d’endurance, de vitesse ou de force, ce qui se marque au niveau des tests biologiques musculaires. Plusieurs mécanismes ont été proposés pour expliquer ces effets : augmentation de la disponibilité calcique au niveau des myofibrilles, amélioration du métabolisme, effet direct sur le système nerveux central…
Dans la première hypothèse interviendrait une activation directe des canaux calciques du reticulum sarcoplasmique. Mais ce mécanisme est controversé par les physiologistes qui ne l’ont constaté que pour des taux largement supérieurs à ceux obtenus lors de l’ingestion classique de caféine. Quant à l’action métabolique, elle passe par une nette amélioration de l’oxydation des graisses et un effet d’épargne en glycogène consécutifs à l’augmentation sérique des catécholamines. Mais ce constat est plutôt empirique en l’absence de preuves formelles.

Est-ce alors son action directe sur le SNC qui est en cause ? On sait en effet que la caféine recule la frontière de la sensation de fatigue. D’autre part, son effet stimulant via son action antagoniste sur les récepteurs de l’adénosine est bien connu, et ce, à des doses correspondant à celles que l’on retrouve quand on ingurgite de la caféine. Cependant, des expériences de laboratoire ont montré que la caféine n’améliore pas la performance des athlètes lorsque ceux-ci sont hypermotivés et bien éveillés.

Quoi qu’il en soit, si la caféine diminue la sensation de fatigue et contribue à l’excitabilité des neurotransmetteurs centraux, elle n’a pas encore livré tous ses secrets chez le sportif et ne mérite pas encore d’être mise au ban des substances illicites, conclut Jayne Kalmar (Université de Toronto).

Dr Dominique-Jean Bouilliez

Kalmar J et Cafarelli E : « Caffeine : A Valuable Tool to Study Central Fatigue in Humans ? » Exercise and Sport Sciences Reviews 2004 : 32(4) : 143-7. © Copyright 2005 http://www.jim.fr

Par contre une étude récente vient de montrer que prendre du café une heure avant un effort d’endurance permet d’améliorer cette endurance (2016)

Question du samedi 5 juillet 2014



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