Croissance


bonjours monsieur

je fais un projet sur la vie active à l’adolescence et j’aurai besoin de l’information sur la croissance de l’adolescent sportif.


REPONSE

Frédérique,
La croissance a été un thème très développé sur notre site. Je vous invite à chercher ce mot dans les cases qui se trouvent sur la page 1000 questions 1000 réponses. 13 réponses dans la case « aide aux étudiants » et 2 réponses dans la case « sport »
Il me semble pourtant que ce n’est pas la croissance dans son aspect métabolique qui vous intéresse, mais plutôt sous son aspect vie active.
La croissance n’est pas que physique, car il faut tenir compte des problèmes psychiques et sociaux. Si on ne s’intéressait qu’à la taille, la croissance est très forte jusqu’à 3 ans, puis l’augmentation est régulière jusqu’à la puberté où on constate une poussée de croissance avec forte augmentation de la taille. L’arrêt de la croissance est constaté 2 à 3 ans après la puberté, mais il faut tenir compte des différences entre garçons et filles pour l’âge pubertaire.
Ce qui vous intéresse étant l’adolescence, disons que l’on situe l’adolescence dans la deuxième partie de la puberté, de 13 à 17 ou de 14 à 18 ans chez les filles et de 14 à 18 ou de 15 à 19 ans chez les garçons.
L’adolescence est la phase finale de la croissance qui précède l’âge adulte, et on assiste dans l’adolescence au ralentissement de l’accroissement de la taille, du poids, du volume des organes notamment du cœur, du volume sanguin, de la consommation max. d’oxygène, des capacités respiratoire, de l’endurance. Chez les garçons, alors que dans la première partie de la puberté la taille augmente d’une dizaine de cm et le poids d’une dizaine de kg, l’adolescence provoque une augmentation de taille réduite, de l’ordre de 1 à 2 cm, et de poids de 4 à 5 kg maximum. On peut quand même dire que l’adolescence favorise la croissance en « largeur » et qu’il se produit une harmonisation des proportions qui vont améliorer la coordination et optimiser les capacités de performance ainsi que la force. L’adolescent apprend mieux les gestes complexes et augmente l’intensité du travail physique sportif. L’entraînement est plus facile car les fortes poussées hormonales sont stabilisées et les régulations entre les commandes neurologiques du cerveau avec les neuro hormones et les glandes périphériques, et les sensations provenant des muscles s’auto-régulent de façon harmonieuse. La personnalité de l’adolescent se manifeste enfin quand les contraintes familiales et scolaires sont gérées avec plus de sérénité. L’adolescence se prête bien à l’acquisition de la technique, de la discipline dans les sports de groupe, et dans l’amélioration des qualités physiques. Le travail en endurance qui a bien « démarré » dans la première partie de la puberté, est ici facile à améliorer. Les capacités anaérobies restent limitées.
Concernant la souplesse, vu que la croissance se termine, on peut considérer les adolescents comme les adultes à squelette ossifié et à liberté articulaire définitive.
La plus grande prudence s’impose car chaque adolescent est un cas particulier et c’est dans son ensemble physique et psychique qu’il faut l’évaluer et lui proposer un plan d’entraînement. Il faudra aussi se garder de prendre un adolescent pour un adulte et lui imposer des contraintes qui l’amèneraient à une surcharge physique épuisante. L’équilibre avec les résultats scolaires doit être respecté. Souvent, avec la complicité des parents et de certains entraîneurs qui « poussent », de plus en plus rares heureusement, les surdoués sportifs de l’adolescence fabriquent des « usés » adultes. Tendinites, entorses, périostites…et déceptions !
Revenez si vous avez besoin de compléments.
Nous avons de nombreux lecteurs au Canada et nous en sommes très heureux.
Bonjour le Canada !
AC

Question du samedi 28 juin 2014



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