Courbatures

peut-on les éviter ?

Les courbatures correspondent à des impressions de rigidité musculaire à la fin d’un effort important et long.
Ça fait mal, mais la sensation n’a rien à voir avec la douleur insupportable de la crampe.
Le sportif n’est pas immobilisé et impotent, il ne se tord pas de douleur.
Les courbatures peuvent apparaître immédiatement après l’effort ou quelques heures après, pour atteindre leur maximum quelques fois le lendemain des épreuves.
Certains gestes sportifs les provoquent plus que d’autres, notamment les courses en descente et les efforts contre la pesanteur.
L’exemple type est l’effort qui consiste à reposer lentement au sol des haltères déjà montées au niveau des épaules en "dépliant" les avants bras le long des bras. On lutte dans ce geste contre le poids des haltères.
Les courbatures sont importantes pendant 2 à 3 jours et leur effet s’estompe en une bonne semaine.
Dans le cas des courbatures, contrairement aux crampes, les fibres musculaires sont lésées, certaines même déchirées, mais ces lésions sont minuscules, ne sont visibles qu’à l’examen au microscope d’un fragment de muscle prélevé par ponction, et ne mettent pas le muscle immédiatement en danger.
Les gaines qui entourent les faisceaux de fibres comme une fine peau, peuvent aussi être soumises à de minuscules déchirures.
Rassurez vous, tout rentre dans l’ordre rapidement et les cicatrices sont efficaces et indolores.
L’une des explications de ces lésions des fibres est la suivante : pendant et après un effort long d’endurance, si les réserves de sucres (glycogène) du muscle sont épuisées, les graisses (lipides) servent de carburant ainsi que certains constituants (protéines) des fibres. On pourrait dire que le muscle, ne trouvant plus de glucose, se consomme en partie lui-même !
Si vous êtes soumis à ces contractures et si vous voulez avoir la preuve que certaines de vos fibres musculaires ont été brisées, il suffit de faire doser dans votre sang des substances habituellement enfermées dans les fibres et qui passent dans le sang quand ces fibres "se cassent". Il s’agit tout simplement de faire doser certaines enzymes nommées CPK et LDH, et éventuellement la myoglobine. N’ayez pas peur du résultat que rendra le laboratoire d’analyses médicales et rassurez votre médecin en lui avouant que vous venez d’accomplir la veille un très long effort en endurance. Sinon il pourrait penser que vous êtes malade !
D’autres analyses peuvent être demandées, mais tous les laboratoires ne sont pas équipés pour les faire.
Que faire pour éviter les courbatures ?
Avoir un entraînement correct et non abusif.
Ne pas démarrer "en trombe" son effort et assurer un échauffement suffisant.
Ne pas dépasser ses propres possibilités et ralentir son effort avant que les sucres du muscle ne viennent à s’épuiser, même si un concurrent vous double.
S’alimenter correctement avant et pendant l’effort.
Boire suffisamment.
Se prendre en charge dès la fin de la compétition en faisant des étirements, en se réhydratant, en prenant des bains chauds qui rétablissent une bonne circulation de sang "propre" dans les fibres qui ont souffert.
Pensez aux soins prodigués dans les stations thermales et les centres de thalassothérapie.
Avoir un repas équilibré après l’effort pour apporter de l’eau, des éléments minéraux et un peu de viande (acides aminés), pour cicatriser les fibres abîmées.
Quelques fois, mais pas toujours, l’aspirine peut calmer en partie les douleurs.
On peut aussi prendre de temps en temps des produits dits "antioxydants", mais leur prix n’est pas à la portée de toutes les bourses (sélénium, vitamines A, E et C)

Le meilleur conseil est de ne pas dépasser vos propres limites et de conserver ainsi vos fibres musculaires intactes. Alors, plus de courbatures ! Le sport doit être considéré comme un moyen de rester en bonne santé.