Corticoides


Bonjour, je souhaiterais savoir s’il existe une contre indication quelconque à la pratique du triathlon lors de la mise en place d’un traitement de corticoides (posologie de l’ordre de 10 mg, puis diminution progressive, ceci momentanément, court terme) ? un médecin a prévenu une personne en lui disant de ralentir les entrainemants, hors je ne me souviens pas qu’il y ai un risque à la pratique du sport et un traitement aux corticoides (et ce malgré la liste importante des effets indésirables des corticoides). Peut être des problèmes éléctrolytiques ??


REPONSE

Emmanuelle,

http://www.irbms.com/cortisone-cort...

Il y a des glucocorticoïdes et des minéralocorticoïdes.
En général les corticoïdes sont utilisés pour lutter contre un phénomène d’inflammation locale qui contre indiquerait la pratique sportive, soit pour lutter contre le stress pour diminuer la sensation de fatigue lors des épreuves longues et intenses. Leur usage par la bouche, en injection ou par voie rectale est interdit.
Ma première réaction est par conséquent médicale : Aucune compétition sous corticoïdes pour éviter un contrôle anti dopage positif, et surtout ni compétition ni entraînement pour permettre la guérison sans risquer d’accident musculaire ou tendineux.
Les effets des glucocorticoïdes qui peuvent gêner le sportif sont nombreux. L’un d’entre eux semble primordial :
Ils augmentent la formation de glucose et de glycogène hépatique à partir essentiellement des acides aminés dits « glucoformateurs » Ils sont par conséquent hyperglycémiants, non seulement en faisant du glucose à partir des protéines, mais encore en diminuant l’utilisation périphérique du glucose en raison d’une inhibition du transport du glucose dans la cellule et d’une diminution de sa phosphorylation en glucose-6-phosphate. Ce qui précède (consommation des acides aminés glucoformateurs pour donner du glucose) explique que :
Ils détruisent le muscle et engendrent asthénie et atrophie musculaire. Ces effets ne se manifestent pas chez le sportif soumis temporairement pendant l’effort à l’élévation physiologique du taux de corticoïdes, vu que les cellules en activité contractile diminuent leur sensibilité aux récepteurs cortisoliques.
Ils fragilisent aussi l’os par atteinte de sa matrice protéique et le tissu cellulaire sous-cutané. La destruction protéique est confirmée par l’augmentation de l’excrétion d’azote urinaire.
Il y a aussi rétention sodée et risque d’hypertension artérielle.
On pourrait aussi noter chez le sportif un effet immunodépresseur qui expose à des maladies éventuelles type viral.
Voilà en gros les remarques générales que l’on peut faire à votre intéressante question.
AC

Question du mercredi 25 juin 2014



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