Bonjour,
je voudrais bien savoir si la diètétique d`un sportif varie en fonction de l`activité pratiquée ?
Merci,a bientot
Venga SEkar


REPONSE

Venga,

Nous sommes ravis de recevoir un question venant de l’Inde. C’est le miracle d’internet !
J’entends par diététique l’alimentation et la boisson.
Bien que les conseils généraux soient les mêmes pour tous, la diététique d’un sportif est différente selon le sport qu’il pratique, car vous savez que les fibres musculaires sont , en simplifiant, de deux sortes : fibres rouges aérobies pour les efforts d’endurance longs et modérés en intensité, dont les mitochondries consomment des glucides et des lipides en présence d’oxygène.
et fibres blanches, rapides, anaérobies, fatigables, qui n’ont pas besoin d’oxygène pour “ brûler ” du glucose mais qui produisent de l’acide lactique.
D’autre part, il faut que l’alimentation tienne compte d’une notion de quantité de calories nécessaires, variant selon l’intensité, la durée, et les conditions climatiques. Il est indispensable également de modifier son alimentation en fonction de l’entraînement, des différents jours qui précèdent l’épreuve, l’alimentation du jour “ J ” et de la récupération.
Nous irons plus loin dans les détails si vous le souhaitez, mais prenons aujourd’hui quelques exemples :
Marathon : Effort intense et long : Il faudra stocker un maximum de glucides (sucres) par la consommation de féculents, pain, céréales les 3 derniers jours, en excluant dans les 2 derniers jours les aliments qui peuvent provoquer des troubles digestifs (végétaux crus, légumes verts, épices artichauts, champignons crus, légumes secs, etc.) Le dernier repas 3 heures avant sera riche en glucides et pauvre en graisses, il faudra prendre du fructose jusqu’au moment du départ.
Judo : Effort violent et court : éviter les aliments perturbant la digestion. Eviter les graisses cuites, les fritures, les légumes type navet, oignon, accroître l’apport en protéines, fruits frais, céréales, barres substitut de repas, etc.
Tennis : féculents aux principaux repas, augmenter les protéines, viande , volaille, poisson, laitages, restreindre les graisses, etc.
Musculation : plusieurs petits repas en plus des trois principaux, augmenter un peu les protéines, laitages, céréales, fruits frais, restreindre les graisses.
Foot, rugby, alpinisme, randonnée, golf, ski, si la base glucidique reste la même et si la répartition des repas dépend de l’heure de la compétition, vous voyez que les lipides (graisses) restent autorisées chez les sportifs d’endurance, mais qu’on les déconseille pour les sports de résistance. Je n’ai pas parlé des périodes d’effort et de récupération qui sont évidemment à la fois semblables dans le fond mais différentes dans la pratique. Celui qui court un 100 mètres aura besoin de plus de protéines pour faire ses muscles, et celui du marathon va les éviter pour privilégier les apports en glucides.
Je vous recommande de lire “ L’alimentation du sportif en 80 questions ” de mon ami Denis Riché publié par Vigot 1998, ISBN 2 7114 1378 0 (Vigot, 23 rue de l’École de Médecine, 75006 Paris)
Ma réponse est restée volontairement générale et pourra être éventuellement précisée plus tard.

Amitiés

Cyber@lbert

Question du samedi 28 juin 2014