Bonjour,
Je m’occuppe de l’entrainement à l’aviron de jeunes garçons et filles de 15 ans environ. L’une d’entre elle se plaint régulièrement de douleurs au bras. Ces douleurs lui avaient fait arrêter le tennis. Elle sont diffuses et augmentent avec l’intensité de la pratique. Récemment après une compétition, cette personne n’arrivait pus à tendre le bras en question. La situation est redevenue normal après une demi journée de repos et l’entrainement suivant s’est déroulé normalement. Des médecins de sa familles lui ont parlé de "noeuds dans le bras". Voyez vous de quoi il peut s’agir. Y a t il un moyen de prévenir ces douleurs afin de retrouver une pratique tout à fait normale.
Merci


REPONSE

Olivier,
J’ai attendu des compléments d’information pour répondre du mieux possible à votre question, mais comme je ne reçois rien, je ne vais plus tarder à répondre.
Cette question met en évidence ce qui existe dans toutes les familles médicalisées, c’est qu’on tarde à s’intéresser à ceux qu’on connaît tellement bien qu’il arrive qu’on réponde par une boutade.
J’ai commis moi-même quelques fois les mêmes erreurs. Heureusement, quand c’est grave, les médecins de la famille sont très présents et irremplaçables.
Que ce soit en tennis ou en aviron, la sollicitation de l’épaule est importante et on y trouve des pathologies variées. Maladies de l’articulation acromio-claviculaire, tendinites des muscles sus et sous épineux, du long biceps, atteinte de l’articulation de l’épaule, bourrelet glénoïdien, atteinte de divers nerfs et souffrance de certains nerfs qui passent par des endroits sensibles. Toute les vertèbres peuvent souffrir.
Nos spécialistes conseillent d’abord de rechercher une pathologie du rachis cervical, une douleur due au disque entre deux cervicales, une courbure trop importante du cou (trouble statique vertébral cervical) ce qui peut entraîner des contractures du muscle trapèze, et par conséquent être étiqueté névralgie cervico-brachiale. Un seul moyen, une radiographie du rachis cervical (sans parler de scanner si besoin était, mais une radio doit suffire)
Il peut y avoir ce que l’on appelle un syndrome du défilé costo-claviculaire c’est à dire des irritations des vaisseaux sanguins et des nerfs qui passent entre côte et clavicule où ils entrent en contact par insuffisance de place avec les os et les tendons voisins..
Une cote cervicale peut également entraîner un conflit de ce type et des douleurs du bras.
Il faut par conséquent bien examiner l’épaule et réaliser les radiographies pour faire un diagnostic précis et donner ensuite les conseils adaptés à son cas dans le domaine du sport à pratiquer.
Comme le tennis était mal supporté, les conseillers consultés ne sont pas étonnés que l’aviron apporte les mêmes douleurs, vu que les tractions des bras se transmettent au niveau cervical et au plexus brachial.
Les côtes cervicales correspondent à une anomalie qui consiste dans l’existence d’une côte surnuméraire qui s’étend de la septième vertèbre cervicale à la partie supérieure du sternum. Elle peut être faite d’os ou de cartilage, être plus ou moins incomplète, n’exister que d’un côté du cou ou rarement des deux, plus fréquente chez la femme, ne donner aucune gêne et passer inaperçue, ou au contraire provoquer des douleurs par compression des vaisseaux sous claviers et des nerfs du plexus brachial. On l’enlève chirurgicalement.
Les nœuds des muscles n’existent évidemment pas. Que votre jeune fille aille consulter un médecin du sport, médecine physique, ou rhumatologue, ou tout simplement un médecin généraliste, après en avoir à nouveau entretenu les médecins de sa famille, un jour où elle a mal, afin qu’ils se penchent sur son cas. Vous avez bien fait de nous en parler.
J, B, et I. Bouzigues avec Cyber@lbert

Question du samedi 28 juin 2014



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