Bonjour,
Je suis lycéenne à Camille Jullian, je travaille dans le cadre des TPE sur l’anorexie des sportifs.
Pouvez vous me renseigner SVP.
Merci d’avance.


REPONSE

Claire,
Si on appelle parfois le téléphone un bigophone, c’est à cause d’un certain monsieur Bigot qui avait inventé un instrument de musique cocasse qui devait y ressembler.
D’abord concernant le mot « bigorexie » Je ne l’ai jamais trouvé dans mes lectures, et je me demande s’il existe. Donnez-moi la phrase entière dans laquelle il a été utilisé pour que je vous donne mon avis. De toutes façons, orexie vient du grec orexis qui signifie appétit et an est privatif, anorexie signifie donc « qui n’a pas d’appétit ». Si bigorexie est un mot inventé, il associerait l’anglais big avec une racine grecque, ce qui serait une pure association de circonstance qui ne saurait être utilisée par d’autres que par son inventeur. On ne peut en effet associer ensemble que deux racines grecques. Peut-être ce mot bizarre a t il été utilisé pour remplacer "« boulimie » ?
Gloutonnerie, goinfrerie, insatiabilité ?
Attention aux définitions que vous devrez préciser peut être dans un glossaire. La boulimie, par exemple, survient par crises souvent cachées, et en dehors de ses crises le boulimique contrôle son poids par des vomissements ou des laxatifs. L’hyperphagie est un phénomène social qui consiste à trop manger par grignotages par exemple. Certains anorexiques utilisent aussi les vomissements. Chez l’anorexique et le boulimique il y a une lutte contre l’impulsion de trop manger.
Dernière minute : je viens enfin de trouver votre « bigorexie » dans une revue médicale, (Le Quotidien du Médecin, N° 7288, jeudi 6 mars 2003 encadré page 12) et ce mot a été inventé par le Dr Eric Hollander dans une étude publiée dans « Archives of general psychiatrie » à la place de boulimie par opposition à anorexie. Il apparente la boulimie (bigorexie) à un TOC. Par conséquent comme vous écrivez français et que vous n’êtes pas psychiatres, oubliez ce mot horrible qui n’existe pas, si ce n’est en psychiatrie anglo saxone récente. Bigbisous comme chante Carlos, ça peut aller, mais bigorexie, non.

L’élaboration du plan reste le risque majeur pour ne pas mélanger les choses.
Voilà des remarques préliminaires pour vous aider.
Les besoins alimentaires, l’équilibre alimentaire, les apports nutritionnels conseillés chez l’individu sédentaire et chez le sportif. Voir « dossier nutrition » et « sport aventure nutrition » qui sont des articles au milieu de notre page d’accueil et plus bas le « régime dissocié scandinave »
Voir aussi les conseils de Marion colonne de droite. Contactez Marion si nécessaire.
On sait que les filles sont plus concernées que les garçons par ces troubles du comportement alimentaire, car le corps est un moyen d’expression et de séduction. Mais des petits troubles peuvent se transformer en pathologie grave. Relations avec les parents…

Certains sujets, sportifs ou non décident d’une restriction alimentaire. Soit pour maigrir, soit pour suivre une alimentation spéciale « purificatrice » du type végétalisme, végétarisme et autres régimes stricts, soit involontairement par trouble psychologique, comme l’anorexie mentale. Ces troubles associent souvent des crises d’anorexie et de boulimie. Expliquer.
Mais les limites entre ces différents cas ne sont pas aussi nettes que l’on pourrait penser.

Le problème se pose également dans le domaine du sport car
Certains sports s’imposent une restriction alimentaire.
Lesquels ?
Pourquoi ?
Comment restreindre ?

restriction volontaire de nourriture avec exercice physique, chez un sujet sain
restriction volontaire de glucides et lipides chez un sportif sain avec apport abusif de protéines
Restriction chez les sportifs par utilisation de médicaments anorexigènes.
Conséquences de la restriction.
Pour l’anorexique (fille) non sportive, dépression, troubles obsessionnels compulsifs, ostéopénie et ostéoporose, anémie, troubles dentaires, aménorrhée, troubles de la croissance. Altération psychologique et troubles de la personnalité, suicide.
Pour les sportives du sexe féminin, les troubles du comportement alimentaire entraînent des troubles différents selon que l’on se trouve avant ou après la puberté.
Retard pubertaire chez les premières, cycles menstruels irréguliers ou carrément aménorrhée chez les autres, avec risques de blessures musculaires et tendineuses, déshydratation, troubles ioniques, vitaminiques, anémie par manque de fer, ostéoporose, fractures.
Il faut savoir également que pour les troubles hormonaux du type aménorrhée, on les retrouve dans le surentraînement. Une diminution de la masse grasse et l’exposition aux stress provoquent une diminution de la production d’œstrogènes.
Mais je pense que je vais vous laisser pour le moment faire le point.
Au prochain contact nous parlerons un peu plus de ces troubles hormonaux.
Bon travail
AC

Question du samedi 5 juillet 2014



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