Question Anorexie



MESSAGE A CARACTERE URGENT...
PARTIE 1 :
Si une personne, suite par ex. à une anorexie (dénutrition prolongée, atrophie musculaire etc...)présente des troubles osseux et articulaires, peut-elle, par le biais de compléments alimentaires (et lesquels ?) "reconstruire" son squelette et ses muscles ?
Quand au problème des articulations endommagées, affaiblies, est-ce que l’activité sportive lui est conseillée et quel type d’entrainement lui serait favorable ou formellement proscrit ?
Aura-t-elle de sérieuses séquelles malgré tout cela ?
si oui, lesquelles et ce, "à vie" ?
PARTIE 2 :
J’ai aussi lu que dans certains cas le recours à des anabolisants pour la reconstruction musculaire est parfois prescrite et que les médecins les mélangent dans les sondes gastriques, est-ce vrai ?
Et la créatine peut-elle accélérer voir consolider la reconstruction ?
Si vous ne pouvez me répondre à toutes ces questions, les + urgentes restent celles de la PARTIE 1.
MERCI PR.CALLIS


REPONSE

Elodie,
L’anorexie, souvent étiquetée anorexie mentale, est une maladie grave qui n’a d’autre solution que celle d’un suivi psychologique avec accompagnement d’un spécialiste. Il est extrêmement délicat de se mêler de ces pathologies car le plus souvent on les complique en pensant agir dans le bon sens. J’en ai connu plusieurs, j’en connais encore, et je me garde bien d’intervenir, car les causes sont souvent des conflits familiaux qui existent depuis plusieurs années.
Je veux dire par là que ce n’est pas un apport alimentaire de compléments, peut être acceptés quelques jours, puis finalement rejetés, qui règleront le problème.
Le cas que vous décrivez avec troubles osseux et articulaires nécessite probablement une hospitalisation provisoire dans un centre spécialisé avec perfusions. L’atrophie musculaire interdit toute activité physique qui ne serait pas acceptée ni souhaitée par la malade. Mais dans le cas où il serait possible de gérer une activité de ce type, je conseillerai au début la marche en campagne qui permet de garder un vêtement et de masquer sa maigreur auprès des autres, imaginez que découvrir des jambes maigres aux muscles atrophiés est accablant pour celui qui souffre de son état. La compagnie des autres, les arrêts fréquents, les grignotages de barrettes énergétiques pendant l’effort sont à conseiller et facilement acceptés dans l’ambiance d’un groupe. Tout est rattrapable, et le retour à une alimentation normale verra l’os se reconstruire et les cartilages se consolider, mais lentement, en plusieurs mois.
Tous les sports violents et courts sont à déconseiller. Les activités physiques d’entretien, marche, vélo, natation, en douceur, progressivement, peuvent aider. Mais la natation montre aussi la maigreur, et sera refusée.
Les sondes gastriques ne sont mises en place que dans des cas extrêmes, en milieu hospitalier, et il n’est pas exclu de penser à ajouter un anabolisant à faibles doses, mais après s’être assuré par des dosages hormonaux, qu’il sera bien indiqué, car souvent ces personnes du sexe féminin ont des taux d’hormones ovariennes effondrées et sont en aménorrhée qu’il faut corriger, d’où l’extrême complexité de la thérapeutique adaptée à chaque cas.
La créatine n’apportera aucun confort dans ce genre de maladie car il faut d’abord construire du muscle. La créatine n’agit que sur un muscle déjà bien constitué. Dans ce cas, un apport protéique serait plutôt indiqué pour favoriser un anabolisme rapide.
Souvenez-vous de ce que je vous dis, ces personnes sont fragiles et le point de départ de leur maladie est psychique. C’est là qu’est en partie la solution. Et les psychologues sont là pour ça.
Merci de votre confiance.
AC

Cet article vous a plu ? Dites le nous !

0 vote

La santé par les Algues

Inscrivez-vous à notre NEWSLETTER, recevez nos CONSEILS et restez en BONNE SANTÉ

Votre adresse de messagerie est uniquement utilisée pour vous envoyer notre lettre d'information ainsi que des informations concernant nos activités. Vous pouvez à tout moment utiliser le lien de désabonnement intégré dans chacun de nos mails.