Anesthésiques locaux



Contrairement aux anesthésiques généraux qui modifient la conscience et qui sont utilisés pour nous endormir dans les interventions chirurgicales, les anesthésiques locaux ne modifient que la perception de la douleur.

Ce sont des produits utilisés depuis 1935 : Procaïne, Tétracaïne, Lidocaïne... Quand un nerf conduit un ordre ou une sensation, pour que se propage ce que l’on a appelé l’influx nerveux, il faut que du sodium (Na+) rentre dans les fibres et que du potassium (K+) en sorte. La répartition des charges électriques entre l’intérieur et l’extérieur des fibres nerveuses est modifiée. Les anesthésiques locaux inhibent momentanément les échanges sodium-potassium et interdisent au nerf de conduire les sensations pour les nerfs sensitifs et les ordres de contraction pour les nerfs moteurs. Il y a par conséquent paralysie sensitive mais aussi motrice. Toutes les sensibilités disparaissent et la zone infiltrée ne sent plus la douleur, ni le froid, ni le chaud, ni le contact ni la pression pendant 1/2 heure à 1 heure dans le meilleur des cas. Les infiltrations peuvent entraîner des réactions allergiques gravissimes si l’injection est trop rapide ou si le produit a été malencontreusement injecté dans une veine. C’est pour éviter ce danger que l’on pique loin des veines et des artères et que l’on aspire plusieurs fois avant l’injection, car si l’aiguille était dans une veine, du sang remonterait dans la seringue.

Pour éviter les manifestations allergiques immédiates ou qui ne peuvent apparaître qu’à la deuxième injection, (éruption cutanée de courte durée, urticaire, gonflement du fond de la gorge gênant la respiration (œdème de la glotte), spasme des bronches, asthme), on utilise des dérivés de la Cortisone ou de l’adrénaline. Pourtant, certains médecins hésitent à utiliser la cortisone en injection locale pour soigner les tendinites, car ils prétendent que les corticoïdes fragilisent les tendons et risquent de provoquer leur rupture.

C’est d’autant plus vrai si l’infiltration est faite dans l’épaisseur du tendon ou sur un tendon déjà lésé et dont les fibres sont un peu dissociées. Il faut aussi comprendre qu’un tendon qui est malade, mais qui ne fait plus souffrir le sportif grâce à l’infiltration, l’incitera à reprendre trop tôt l’activité physique et le surmenage qui s’en suivra augmentera les risques de rupture. Pour ne pas que le sportif prétende avoir reçu ces substances à son insu, dans le cas où ces médicaments seraient prescrits par un médecin ignorant que son patient pratique un sport, (surtout de compétition, souvent avec une licence dans une fédération sportive), la loi impose au sportif d’informer ce médecin de sa qualité de sportif. Le médecin est forcément au courant des effets indésirables et il doit informer son patient par écrit du fait que certains produits contiennent un principe actif soumis à restriction, dont l’utilisation doit être par conséquent limitée, pouvant induire une réaction positive aux tests pratiqués lors des contrôles antidopage selon les concentrations urinaires atteintes.
(loi N° 99-223 du 23.3.99) Nous avons recensé environ 29 spécialités de médicaments contenant de la Tétracaïne, 14 de la Procaïne et 31 de la Lidocaïne, sans compter la Benzocaïne et la Butacaïne.

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