pourquoi est il penible de pratiquer des sport en altitudes ?


REPONSE

Laurence,
Vous savez que quand on s’élève, on a de moins en moins d’air sur nous. Donc la pression barométrique diminue avec l’altitude. Comme l’oxygène de l’air est responsable d’un % de cette pression, plus on monte et plus la pression de l’oxygène de l’air diminue.
La pression de l’oxygène de notre sang dépend de la pression de l’oxygène de l’air inspiré. Donc plus on monte et plus le contenu en oxygène de notre sang diminue.
Les muscles ont besoin d’oxygène pour fonctionner. Dès que l’on est en grande altitude le moindre effort exige des volumes d’oxygène que le sang est alors incapable d’apporter.
Le “ mal aigu des montagnes bénin ” est du au fait que le sujet respire de l’air dont la pression en oxygène est trop basse. A partir de 2000 mètres, la pression de l’oxygène dans l’air (pO2)est de l’ordre de 125 mm de Hg au lieu de 150 au niveau de la mer. Cette diminution suffit pour que 15 % des randonneurs ressentent le mal aigu des montagnes.
A 4000 mètres, (pO2 = 97 mm Hg) on trouve 60 % de sujets atteints.
Il y a bien les maux de tête (céphalées), la fatigue et l’insomnie, mais aussi des troubles digestifs : perte d’appétit (anorexie) nausées et vomissements. Il suffira de se reposer et de prendre un peu d’aspirine
Ces signes apparaissent au bout de quelques heures (moins de huit en général) et persistent 2 à 3 jours. Si un sujet monte trop vite et trop haut, il court des risques graves par œdème pulmonaire et cérébral. Au delà de 3500 m on peut constater une fatigue extrême, une respiration très forte, une coloration violacée de la peau, une toux et même de la fièvre. Ce sont des signes faisant craindre l’œdème pulmonaire. Des pertes de connaissance, un comportement anormal, de très forts maux de tête, des vomissements et parfois un coma sont les signes d’un œdème cérébral.
Ce sont des urgences médicales car le sujet non traité risque de mourir. Il faut redescendre au moindre signe anormal et consulter un médecin.
Il existe un test spécial que l’on peut faire avant de partir en altitude pour savoir si on est un sujet à risque au delà de 2500 m. C’est le test à l’hypoxie. On pratique un exercice sous maximal à 30 % de la VO2 max. avec de l’air normal (21 % d’oxygène), puis avec un mélange gazeux appauvri en oxygène comme à 4800 m (11,5 %) sous contrôle médical, avec surveillance de la respiration et du cœur (électrocardiogramme)
Il faut progresser lentement en s’élevant de moins de 400 m entre deux nuits consécutives au-delà de 3000 m au début du séjour
On déconseille de dépasser 2500 m d’altitude aux obèses, aux diabétiques nécessitant une forte surveillance, aux migraineux difficiles à calmer, aux hypertendus difficiles à équilibrer, aux asthmatiques sensibles au froid. On l’interdit aux insuffisants respiratoires et aux cardiaques. Les insuffisances cardiaques et respiratoires importantes, sont des contre-indications absolues. Pour les autres, ce sont des contre-indications relatives. Cependant, si un accompagnement médical existe, après une préparation correcte, on a vu des diabétiques , des petits insuffisants respiratoires et cardiaques, bien entourés par des médecins spécialistes, gravir des sommets élevés.

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Question du mercredi 25 juin 2014



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