bonjour, j’ai un devoir a faire en sport et j’aurais besoin d’un peu d’aide.

Pouriez-vous me dire ce que signifie, d’un point de vue physiologique, une PAA (Puissance Anaerobie Alactique) elevée ? Ainsi qu’une PAL (Puissance Anaerobie Lactique) et PA (Puissance Aerobie) elevée ?

En vous remerciant par avance.
JOHANNA


REPONSE

Johanna,
IL faut savoir qu’en physique, la puissance est le travail par unité de temps. Elle se mesure en watts.
En physiologie, et notamment en physiologie du sport, la puissance du sportif est mesurée sur un cyclo-ergomètre, sorte de bicyclette qui impose un effort de pédalage étalonné en watts et on fait pédaler le sportif en mesurant divers paramètres, dont la consommation d’oxygène, la fréquence cardiaque, le taux de lactates sanguins, etc.
L’effort se faisant d’abord de façon aérobie, le sujet consomme de plus en plus d’oxygène pour faire de l’ATP dans les mitochondries, à partir des glucides et des lipides, glycolyse aérobie des fibres rouges et lentes. Quand le sang ne peut plus augmenter l’apport en O2, la consommation d’oxygène n’augmente plus, elle « plafonne ». On parle alors de la VO2 max. exprimée en ml / kg / mn
Certains utilisent le MET « Metabolic EquivalenT »qui se définit comme la valeur de la consommation d’oxygène au repos qui vaut 3, 5 ml / Kg / mn. Un sportif ayant une VO2 max. de 52,5 ml d’O2 / kg / mn serait à 15 MET.
Si le sportif qui est arrivé à sa VO2 max.augmente encore sa puissance en watts, il devra faire intervenir la glycolyse anaérobie des fibres blanches, sans mitochondries, avec gaspillage de glucose pour un faible rendement, et production importante d’acide lactique. J’ai expliqué cela en détail à Clairette dans « conseils sport santé » « consultez les rubriques » en allant à « aide aux étudiants » une réponse intitulée « Consommation d’oxygène »
La VO2 max. est appelée puissance maximale aérobie.

Enfin, la puissance anaérobie concerne les efforts violents et courts des fibres rapides, blanches, anaérobies, sans mitochondries, utilisant l’ATP en réserve et la phosphocréatine (anaérobie alactique) , puis le glucose avec production d’acide lactique (anaérobie lactique)
L’entraînement en résistance est le type idéal.
Cet entraînement provoque une augmentation au repos des concentrations musculaires d’ATP, Phosphocréatine, créatine, glycogène par l’entraînement. Augmentation des concentrations des enzymes nécessaires à l’anaérobiose. Les fibres blanches sont capables de mieux fonctionner en produisant l’acide lactique plus tard et à des taux plus élevés.
Les substances chimiques équivalentes, celles qui induisent l’augmentation d’ATP et de phosphocréatine sont intéressantes comme système d’amélioration de ce type d’effort. Vous retrouvez immédiatement l’intérêt de la prise de créatine qui est à la mode.
AC

Question du samedi 5 juillet 2014



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