Acide lactique

Le poison des muscles en surmenage.

L’acide lactique formé peut atteindre des concentrations très importantes, plus de dix fois les valeurs de repos, d’abord dans les muscles concernés. Puis, cet acide diffuse en partie dans le sang, car trop d’acidité bloquerait d’abord le fonctionnement des fibres puis détruirait même certaines d’entre elles. Tout un système se met alors en train pour protéger le corps du sportif contre la partie de l’acide responsable de l’acidité (atome d’hydrogène), et pour récupérer l’énergie qui est encore contenue dans sa fraction non acide. Cette fraction de l’acide, qui n’est pas responsable de l’acidité, est justement celle que l’on a l’habitude de doser sans le sang des sportifs et que l’on appelle "les lactates"

Note : L’acide lactique provenant de la transformation du glucose dans les muscles en phase de pénurie d’oxygène, est donc formé de deux parties. Une partie non acide et récupérable, car elle contient encore de l’énergie, partie dosée dans le sang des sportifs et appelée "lactates". Une partie responsable de l’acidité, l’atome d’hydrogène, appelé proton, représentée chimiquement par le symbole H+.

H+ est le vrai poison que l’on doit surveiller pour l’empêcher de nuire. Nous avons dans les muscles et le sang, des substances chargées de le rendre partiellement mais, hélas, provisoirement inoffensif. Ce sont des substances dites "tampons". Mais il ne suffit pas de contrôler provisoirement ce proton H+, il faudra rapidement l’extraire du corps et l’éliminer. Le rejet de gaz carbonique par la respiration et l’élimination urinaire des acides s’en chargeront dans un deuxième temps.