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Note
préliminaire : La contraction des muscles striés,
accrochés au squelette, utilisés par le sportif, est volontaire,
c'est à dire consciente, dépendante d'une partie du système
nerveux dit de la " vie de relation " Par contre, un très
grand nombre de fonctions organiques échappent à notre volonté,
car elles sont sous la dépendance d'un autre système nerveux
dit " autonome " ou encore " végétatif " qui n'obéit pas à
la volonté. Ce système nerveux végétatif est composé de deux
grands systèmes : sympathique et parasympathique. Tous les
organes reçoivent les fibres des deux systèmes. Par exemple,
nous ne pouvons pas volontairement dilater ou contracter la
pupille, accélérer ou ralentir le cœur, relâcher ou contracter
la vésicule biliaire. C'est le rôle du système nerveux autonome.
Le sympathique est ainsi responsable de l'accélération de
la fréquence cardiaque, le parasympathique au contraire ralentit
le cœur. Les nerfs sympathiques ont leur origine dans les
ganglions de la corne latérale de la moelle épinière, tout
au long des vertèbres. Le système nerveux parasympathique
régule le fonctionnement de certains organes comme le cœur,
les bronches, l'estomac, l'intestin, la vésicule biliaire,
le foie, le pancréas et certaines parties de l'appareil urinaire
par un nerf nommé " nerf vague " ou encore X (dix)
STIMULATION SYMPATHIQUE
(*) note de la rédaction, complément destiné
à comprendre le mot précédent Plus le sang est visqueux et
plus il a du mal à circuler dans les petits vaisseaux sanguins.
Des embolies peuvent se produire. Essayez d'aspirer de l'eau
puis de l'huile avec une paille et vous verrez la différence
! Avec un sang trop visqueux, le cœur va se fatiguer pour
assurer la circulation.
Elle
est mise en jeu lors de l'utilisation des amphétamines et
des stimulants des fonctions respiratoires.
Les amphétamines :
(* un médicament sympathomimétique a une
action identique à celle du système nerveux sympathique)
Elles ont une action sympathomimétique, avec accélération
des cycles cardiaques , pouvant être par ailleurs responsable
d'un épuisement rapide des réserves énergétiques .
Les stimulants des fonctions respiratoires :
Ils stimulent les centres respiratoires pour augmenter
l'efficacité des cycles ; ils sont souvent utilisés en aérosols
. sympathomimétiques
: ce sont des bronchodilatateurs et des stimulants du
système nerveux central ( éphédrine ).
théophylline et dérivés : ce sont des bronchodilatateurs
; par leurs effets accélérateurs cardiaques et vasodilatateurs
(* dilatation des artères par augmentation du diamètre), ils
peuvent augmenter de façon excessive les besoins en oxygène
du cœur et provoquer une crise angineuse, (* douleur d'origine
cardiaque dite angine de poitrine) en particulier chez des
sujets à risque vasculaire.
béta 2 mimétiques : ce sont des bronchodilatateurs
à action brêve ( terbutaline , salbutamol ) ou lente ( salmétérol
) (* les récepteurs alpha et bêta sont des systèmes permettant
aux cellules de fixer la noradrénaline du sang et de provoquer
une réponse adaptée à ce signal) 
clenbutérol : c'est un bêta 2 mimétique , bronchodilatateur
, qui a des effets anabolisants ; il agit par stimulation
sympathique des bêta 2 récepteurs , avec hypertrophie de la
cellule musculaire squelettique et cardiaque , augmentation
de la synthèse des protéines (* formation de muscle), stimulation
de la lipolyse (* utilisation des graisses par les muscles),
augmentation des dépenses énergétiques.

Les effets secondaires de la stimulation sympathique : L'activation
des récepteurs adrénergiques (* alpha ou bêta) entraîne une
élévation de la fréquence cardiaque et une augmentation de
la force contractile du myocarde. Les effets secondaires les
plus redoutables sont les troubles du rythme , supraventriculaires
ou ventriculaires , parfois responsables de morts subites. On
constate aussi une hypertension artérielle et , à plus long
terme , une hypertrophie ventriculaire ( clenbutérol ) secondairement
responsable d'une insuffisance cardiaque.
TROUBLES
LIPIDIQUES
Ils sont régulièrement associés à l'utilisation des anabolisants.
Anabolisants :
Ils augmentent proportionnellement plus les lipides que les
protides , par mobilisation exagérée du cholestérol et des
triglycérides , et à un degré moindre , par action directe
sur le métabolisme des lipides et sur la disponibilité des
tissus de réserve adipeuse.
Les troubles lipidiques : 
baisse du cholestérol HDL
élévation du cholestérol LDL
élévation difficilement réversible du cholestérol total
hyper triglycéridémie
élévation de l'insulino résistance . (* l'insuline est une
hormone sécrétée par le pancréas quand la concentration de
glucose augmente dans le sang, par exemple après un repas.
Elle arrive aux muscles transportée par le sang, elle permet
le stockage du glucose dans le foie et l'utilisation du glucose
par les cellules c'est à dire la glycolyse)

Les effets secondaires à type d'hypertension artérielle et
de troubles lipidique sont responsables de lésions athéromateuses
(* dépots de cholestérol dans les artères faisant un bouchon
ou athérothrombose), en particulier coronaires . Dans le cas
des anabolisants , s'ajoute probablement un effet direct sur
la paroi artérielle . Chez
le dopé , une dissection coronaire s'ajoute souvent au mécanisme
habituel d'athéro-thrombose pour expliquer l'infarctus .(*
la paroi de l'artère se divise en lamelles concentriques)
La mort
subite est fréquente , en cas d'accident coronarien aigu et
de trouble du rythme , comme avec la cocaïne. On
a relevé aussi quelques manifestations moins fréquentes :
hypotension artérielle , avec les morphiniques , qui provoquent
une inhibition sympathique et une stimulation vagale (stimulation
du nerf vague, donc stimulation parasympathique), et le cannabis
; collapsus
cardio-vasculaire par épuisement rapide des réserves énergétiques
avec les amphétamines ; (* le cœur n'a plus la force de se
contracter correctement)
bradycardie (* ralentissement excessif du pouls) parfois syncopale
des morphiniques et des bêta-bloquants ; dépression
respiratoire de la codéine , alcaloïde de l'opium utilisé
comme antalgique , parfois dépresseur des centres respiratoires
favorisant un bronchospasme .(* spasme des bronches gênant
la respiration, comme dans la crise d'asthme)
Au total , l'hypertension artérielle et les accidents thrombo-emboliques
(* dépots de cholestérol qui bouchent les artères) sont les
complications les plus fréquentes ; les conditions d'une mort
subite sont fréquemment retrouvées ; les effets à moyen et
long terme sont fréquents : lésions coronaires et insuffisance
cardiaque .
C'est souvent à partir de la pathologie fonctionnelle et clinique
du terrain ou de la consultation qu'on soupçonne le dopage
; un dépistage précoce permet de mettre en garde et d'informer
le sportif sur les risques qu'il court , et de le protéger
des complications.
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