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Le tableau
est évident
C'est brutal et dramatique. Si c'est au membre inférieur,
le sportif s'effondre et il faut l'évacuer hors du terrain.
Impossible d'appuyer le pied, impossible par conséquent de
marcher. La douleur est localisée, violente, en coup de fouet,
de poignard, avec perception fréquente de claquement, et
parfois courte perte de connaissance.
On constate facilement une encoche plus ou moins importante à
la surface du muscle. Elle s'explique facilement car le muscle est
accroché à ses deux extrémités et il
est " coupé " en deux parties qui tirent chacune
de leur côté. Les deux faces de la plaie s'écartent
l'une de l'autre. Des deux côtés de l'encoche on voit
les extrémités du muscle rétracté qui
sont gonflées. C'est la rétraction des deux moignons.
En palpant doucement le muscle coupé en deux, on peut sentir
cette encoche douloureuse sous les doigts. Elle s'agrandit par la
contraction.
Là où il n'y a plus de muscle, la cavité (l'encoche)
se remplit de sang (hématome) et d'eau (dème)
Si on ne faisait aucun soin, le lendemain, on ne verrait plus l'encoche
qui serait remplie de liquides et tout serait alors enflé
et impalpable à cause de la douleur.
Il est pratiquement impossible de faire ballotter le muscle.
En général on ne peut pas faire de mouvement sauf
si la rupture n'est pas totale, mais c'est tellement douloureux
qu'on évite de le demander. Quand c'est possible, on voit
les deux moignons s'écarter l'un de l'autre.
Il est rare que le sportif ne se fasse pas soigner.
Que faire
?
Compression par bandage serré puis desserré légèrement
un peu plus tard, pour limiter au maximum l'hématome, glace
et sprays réfrigérants, allongé avec membre
surélevé.
Confier le sportif le plus rapidement possible au médecin.
A partir de là, tout dépend de la gravité de
l'accident.
Pour les petites ruptures :
Les médecins et les kinés vont mettre en uvre
la suite classique : repos, repos et soins avec notamment kinésithérapie
douce, physiothérapie variable, début de rééducation
musculaire après 4 à 6 semaines et au bout de deux
mois reprise d'entraînement léger. Le traitement médical
est obligatoire pour la douleur et l'inflammation.
Chaque cas est un cas particulier et les soins ne sont pas les mêmes
pour tous, de même que kiné et entraîneur devront
se mettre d'accord pour personnaliser les exercices de reprise.
Il faudra surveiller de très près d'éventuelles
complications (cicatrices fibreuses, récidives de rupture,
d'hématomes, infections d'hématomes, phlébites,
formation anormale d'os sur le lieu lésé)
Pour les ruptures importantes :
Le médecin confie le sportif au chirurgien. Ce sont en général
des spécialistes bien connus de cette chirurgie du sportif
qui pratiquent l'intervention. Le sportif reviendra sur le terrain
au bout de 5 à 6 mois.
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