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Accident très
fréquent dans le milieu du sport, le claquage est une déchirure
plus ou moins importante d'un groupe de fibres avec diffusion de
sang (hémorragie) sur le lieu même de la lésion.
On ne dit pas " rupture " car ce mot est réservé
pour le cas où le claquage est tellement important, qu'une
partie entière du muscle est coupée. Disons que le
claquage est une déchirure provoquant une petite rupture
de l'intérieur du muscle.
Il faut savoir qu'un muscle est un ensemble de faisceaux et qu'un
faisceau est formé par un grand nombre de fibres.
Section de plusieurs fibres = claquage musculaire.
Section de quelques faisceaux de fibres = rupture musculaire..
Section de tous les faisceaux = rupture musculaire totale.
Comment savoir
qu'il y a claquage musculaire ?
C'est toujours pendant l'effort (démarrage, accélération)
que l'accident se produit.
Il se peut que le sportif ressente, juste avant, comme des impressions
bizarres de tiraillements. Mais il se peut aussi que le claquage
arrive sans signe prémonitoire.
La première impression est décrite comme une déchirure
brutale dans le muscle, un coup de poignard, un claquement de fouet,
certains parlent de bruit de corde qui casse. C'est donc une douleur
bien localisée, extrêmement " forte ", parfois
même atteignant la syncope. Le sportif est stoppé brutalement
dans sa course. Après la douleur localisée en coup
de poignard, tout le muscle devient douloureux, avec des paroxysmes.
Il a du mal à marcher si c'est un muscle des membres inférieurs
qui est atteint, et il boite en rejoignant la touche.
Que constate
le médecin ?
Le claquage est souvent confirmé quand on voit que le muscle
n'a pas la même forme, la peau présente comme un relief
anormal, une sorte de petite encoche.
Plus tard, on verra l'dème proche de la zone qui a
souffert et, si le claquage est près de la surface du muscle,
une ecchymose apparaîtra sous la peau, puisque du sang s'est
répandu dans le muscle.
Si le médecin palpe avec attention le muscle, il réveillera
la douleur là où est la lésion. Il peut même
au début sentir sous ses doigts une sorte de " manque
de muscle " au même endroit. Souvent le muscle a déjà
réagi par une contracture généralisée
qui gêne l'examen. Si on cherche à mobiliser le muscle
dans sa masse, le ballottement est limité et douloureux.
Tous les mouvements sont devenus douloureux voire impossibles de
même que les étirements passifs (exécutés
par le médecin)
Que faire
?
Obliger le sportif à arrêter le match ou la compétition.
L'allonger de telle sorte que le membre lésé soit
au repos, si possible surélevé.
Appliquer de la glace ou faire des sprays réfrigérants.
Comprimer par une bande large serrée une vingtaine de minutes,
puis légèrement desserrée.
Confier le sportif à un médecin le plus rapidement
possible. Il fera pratiquer une échographie pour juger de
l'importance de la lésion. Il prescrira un traitement, ordonnera
le repos, suivra régulièrement l'évolution,
une fois par semaine, et conseillera des séances de kinésithérapie.
Le médecin et le kiné doivent se connaître parfaitement
et rester au contact l'un de l'autre. C'est d'abord le repos qui
prime car il est hors de question de rééduquer un
muscle fragilisé.
En général on compte 7 à 10 jours de repos
total, avec cannes canadiennes si c'est la jambe, avec soins de
physiothérapie en douceur, et médicaments anti douleur.
Les médicaments anti inflammatoires et décontracturants
viendront juste après, sur avis médical.
A partir de la troisième semaine on commencera à bouger
le muscle sous la surveillance du kiné, et attention, il
ne faut pas faire n'importe quoi ! C'est la récupération
musculaire.
Un mois et demi après environ, selon l'importance du claquage,
ce sera la reprise de l'entraînement en douceur. Ce serait
plus long pour ce que l'on a appelé une rupture, stade de
gravité supérieur. Le médecin, le kiné
et l'entraîneur jugeront alors de ce qu'il faut faire avant
de réintégrer le sportif dans l'équipe.
La cicatrisation est de bonne qualité et sans séquelles
si le repos a été respecté et le traitement
bien supporté.
Pourquoi
surtout le quadriceps et le foot ?
Dans la préparation du shoot de tir violent au but, la cuisse
est ramenée vers l'arrière (extension) jambe fléchie,
puisque le genou est " plié ". Le quadriceps est
alors totalement allongé. Puis, violemment , le genou se
" déplie " par extension de la jambe et en même
temps la cuisse revient vers l'avant.
Ramener la cuisse en avant et la jambe en extension (déplier
le genou) sont des gestes dans lesquels le quadriceps ou droit antérieur,
muscle antérieur de la cuisse, est brutalement contracté.
Il diminue instantanément de longueur par contraction, alors
qu'il était en totale extension (allongé) Cette contraction
violente, voulue ou contrariée (quand la balle est contrée
ou manquée en reprise de volée) aboutit souvent à
la rupture. Le muscle se contracte et la cuisse ne peut pas suivre
le mouvement. Ces explications peuvent paraître compliquées,
mais il suffit de simuler soi-même un shoot pour comprendre.
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